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La CCN a déjà déboursé près de 2 M$ pour les plaines LeBreton

Le projet Illumination LeBreton est présenté par le groupe RendezVous LeBreton.

Le projet Illumination LeBreton est présenté par le groupe RendezVous LeBreton (archives).

Photo : ICI Radio-Canada/Michel Aspirot

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que le projet du consortium Rendez-vous LeBreton a officiellement avorté, Radio-Canada a appris que la revitalisation des plaines LeBreton a déjà coûté au moins 1,9 million de dollars aux contribuables canadiens. Ces dépenses ont toutes été effectuées d'avril 2016 à décembre 2018.

Selon un document obtenu en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, la Commission de la capitale nationale (CCN) a déboursé plus de 1,05 million de dollars en salaires et avantages sociaux pour rémunérer des employés qui travaillent dans les secteurs du développement immobilier, de l’urbanisme et des services juridiques.

La CCN a également réalisé des dépenses de plus de 878 000 $ liées à la planification. Cette somme comprend plus de 412 000 $ versés au cabinet d’avocats international Norton Rose Fulbright Canada LLP pour fournir des services juridiques supplémentaires pour le réaménagement des plaines LeBreton.

Au moment d’écrire ces lignes, le cabinet spécialisé en droit des affaires n’avait pas répondu à nos demandes d’entrevues pour expliquer son engagement dans ce dossier.

Par courriel, le gestionnaire principal des communications de la CCN, Jean Wolff, affirme qu’il est normal de compléter une équipe de travail en se dotant d’expertise externe dans un projet d’envergure tel le réaménagement des plaines LeBreton.

Des centaines de milliers de dollars partis en fumée?

Le 28 avril 2016, la CCN annonçait qu’elle retenait le projet du propriétaire des Sénateurs, Eugene Melnyck, pour les plaines LeBreton. Le projet prévoyait alors la construction d’un nouvel amphithéâtre de 18 000 places pour accueillir les Sénateurs d’Ottawa.

Le groupe de M. Melnyck prévoyait aussi la construction de plus de 4000 logements, de deux hôtels, de nombreux commerces et d'une grande bibliothèque.

Mercredi, la CCN a annoncé par voie de communiqué que les partenaires qui avaient remporté l’appel d’offres pour le réaménagement des plaines LeBreton n’ont pas réussi à s’entendre et qu’elle comptait désormais recommencer tout le processus.

M. Melnyk parle à un micro devant un logo des Sénateurs d'Ottawa.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le propriétaire des Sénateurs d'Ottawa, Eugene Melnyk

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

En entrevue à Radio-Canada, le directeur national de la fédération canadienne des contribuables, Aaron Wudrick, a dit craindre que les 2 millions de dollars investis par la CCN ne partent en fumée.

Il n’y a pas de garantie, c’est ça le problème. Je pense que si vous avez un partenaire du secteur privé qui veut développer une partie de la ville et qu’il quitte l’aventure, il y a très peu de choses que la Ville peut faire, a-t-il dit.

Et ce que je ne veux pas voir de la Ville [d'Ottawa], c’est qu’elle se dise : “Bien, on a dépensé tout cet argent dans le développement, alors construisons-le nous même”, parce que ça, c’est beaucoup beaucoup plus cher pour les contribuables, a ajouté M. Wudrick.

Il espère cependant que la CCN prendra tout son temps pour trouver le meilleur partenaire d’affaires. Le fait que le terrain ne sera pas exploité de sitôt ne change rien, selon lui, à ce qui prévaut depuis des années.

De nombreuses rencontres avec des groupes autochtones

La demande de Radio-Canada en vertu de la loi fédérale sur l’accès à l’information visait les coûts de ce projet pour la CCN depuis l’annonce du 28 avril 2016, et ce, jusqu’au 17 décembre 2018.

Durant cette période, la CCN a effectué de nombreuses consultations avec la Première Nation algonquine et la Ville d’Ottawa, notamment, en prévision d’une entente formelle pour la mise en chantier du projet de Rendez-vous LeBreton.

Ces remboursements sont conformes à la politique du gouvernement fédéral dans le contexte des consultations autochtones, encore. En l’occurrence, la CCN utilise le barème du Conseil du Trésor, a déclaré le gestionnaire principal des communications Jean Wolff.

Selon nos informations, la société de la Couronne a dépensé plus de 70 000 $ pour organiser des rencontres avec des représentants de la Première Nation algonquine pour assurer le développement de ce secteur à l’ouest du centre-ville de la capitale. Ces coûts comprennent notamment l’embauche de firmes de traduction, des allocations de voyages et autres.

Avec des informations de Guillaume Dumont

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