•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des poignées de main qui répandent votre ADN

Un homme tend la main.
Les poignées de main peuvent répandre l'ADN d'une personne. Photo: iStock
Radio-Canada

Une longue poignée de main bien sentie peut transporter votre ADN sur des objets que vous n'avez jamais touchés et peut-être mener à une accusation dans un crime que vous n'avez pas commis, montrent les résultats de deux expériences présentés à la rencontre annuelle de l'Académie américaine des sciences médicolégales qui se tenait à Baltimore.

Dans une première expérience, l’experte médico-légale Cynthia Cale et ses collègues de l’Université d’Indianapolis ont montré qu’une poignée de main de 10 secondes peut transférer l'ADN d'une personne à un objet qu'elle n'a jamais manipulé.

Les chercheurs ont ainsi montré que des personnes qui n'ont jamais été en contact avec un couteau sont devenues la principale source d'ADN sur le manche de celui-ci dans 7 % du temps.

Comment? Simplement parce que son ADN se trouvait sur la main de la personne qu’elle a touchée et qui a ensuite manipulé le couteau.

Le saviez-vous?

Des chercheurs britanniques affirmaient que la force de votre poignée de main était un indicateur de votre espérance de vie.

Sa collègue Leann Rizor, anthropologue judiciaire, a présenté à la même rencontre les résultats d’une autre expérience qui montrent que la dernière personne qui touche un objet commun à un groupe (un pichet dans l’expérience) n'est souvent pas celle qui y laisse nécessairement le plus d'ADN.

Ces deux expériences laissent à penser que même un bref contact avec une autre personne ou un autre objet peut mener à la propagation d’ADN à grande échelle, une réalité qui pourrait compliquer les enquêtes sur les lieux du crime.

L'ADN quand même fiable

Selon les chercheurs, ces résultats ne signifient pas que les preuves génétiques ne sont pas fiables, mais ils montrent toutefois que les enquêteurs doivent tenir compte de ces transferts accidentels.

Dans des situations réelles, il est peu probable de trouver l'ADN d'une personne dans des endroits qu'elle n'a jamais visités ou sur un objet qu'elle n'a jamais manipulé, puisque l’ADN est généralement instable et se décompose rapidement.

Une précédente expérience concernant les poignées de main en était arrivée aux mêmes conclusions, mais le temps de contact de deux minutes avait été critiqué et jugé irréaliste pour une salutation d’usage.

(avec les informatins de ScienceNews)

Génétique

Science