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  • Archives
  • Cela fait 15 ans que Kent Nagano séduit les Montréalais

    Image de Kent Nagano dirigeant lors de son concert inaugural de l'OSM.

    Kent Nagano est devenu directeur musical de l'OSM il y a 15 ans.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Le 2 mars 2004, l'Orchestre symphonique de Montréal (OSM) annonce la nomination de Kent Nagano au poste de directeur musical. Celui qu'on surnomme le « maestro » a réussi à séduire les Montréalais comme le confirment nos archives.

    Un nouveau chef à la tête de l’OSM

    Nous vous l’annoncions en primeur hier. L’Orchestre symphonique de Montréal a un nouveau directeur musical, Kent Nagano.

    Gilles Gougeon

    Le 2 mars 2004, c’est par cette phrase que l’animateur de l’émission Le Téléjournal/Le Point, Gilles Gougeon, nous confirme l’arrivée de Kent Nagano à la barre de l’OSM.

    Le Téléjournal/Le Point, 2 mars 2004

    Le musicien américain, comme le souligne le journaliste Claude Deschênes dans le reportage qui suit la révélation de Gilles Gougeon, est accueilli comme un sauveur.

    Il faut dire que l’OSM navigue alors dans des eaux difficiles.

    L’argent manque pour effectuer des tournées internationales. Il y a eu une grève de cinq mois des musiciens.

    Puis il y a eu le départ fracassant de son prédécesseur, Charles Dutoit, qui a traumatisé l’orchestre.

    Même si la critique reconnaît le talent des musiciens de l’OSM, l’histoire d’amour avec les mélomanes montréalais peut-elle se poursuivre avec Kent Nagano?

    Amour renouvelé avec le public montréalais

    Il nous fait comprendre la musique. Il nous la fait aimer. Il nous fait vibrer par des émotions nouvelles, je dirais.

    Lucien Bouchard, ex-premier ministre du Québec

    Téléjournal/Midi, 7 septembre 2006

    Le 6 septembre 2006, Kent Nagano dirige son concert inaugural à titre de directeur artistique de l’OSM.

    Il a choisi comme pièce de résistance la présentation de la neuvième symphonie de Ludwig van Beethoven.

    La journaliste Catherine Gauthier y assistait. Elle nous présente par la suite un reportage diffusé le 7 septembre 2006 au Téléjournal/Midi qu’anime Pascale Nadeau.

    Selon la journaliste, Kent Nagano a réussi sa rentrée.

    Ceux qui assistaient au concert dans la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts en ont eu plein les yeux et les oreilles.

    L’œuvre de Beethoven soulève l’enthousiasme, ne serait-ce que pour la finale où un chœur chante la très célèbre L'Ode à la joie.

    Le concert était aussi offert aux milliers de montréalais qui n’avaient pu obtenir un billet pour y assister : à l’extérieur, sur l’esplanade de la Place des Arts, des écrans géants ont été installés pour la plus grande joie du public.

    Des choristes et des danseurs sont présents pour accompagner la neuvième symphonie devant les Montréalais ravis.

    Ce concert inaugural laisse déjà entrevoir deux préoccupations constantes de la mission de Kent Nagano.

    Il veut permettre au plus grand nombre possible de mélomanes d'avoir accès aux merveilles de la musique classique et amener le jeune public à apprécier un répertoire qu’il trouve souvent rébarbatif.

    Un Kent Nagano intime

    Kent Nagano a, comme son prédécesseur Charles Dutoit, fait braquer les projecteurs sur l’OSM.

    Mais au-delà du glamour et des feux de la rampe, le connaît-on vraiment?

    L’homme derrière le chef d’orchestre se fait en effet plutôt discret.

    Second regard. 23 mai 2010

    En 2010, l’animateur de Second Regard, Alain Crevier, interviewe Kent Nagano.

    Cette entrevue, diffusée le 23 mai 2010, nous dévoile la pensée du musicien sur sa conception de l’art.

    On comprend à la lumière de cette interview que Kent Nagano possède une vision large de la musique.

    S’il est un ambassadeur de la musique classique, il a aussi travaillé avec l’auteur-compositeur et interprète souvent iconoclaste Frank Zappa.

    Il a par ailleurs été très marqué par sa rencontre avec le compositeur français Olivier Messiaen, un catholique avoué.

    Kent Nagano a, à plusieurs reprises, dirigé une de ses œuvres phares, La Transfiguration de Notre Seigneur Jésus-Christ, aux États-Unis et en Europe.

    Kent Nagano affirme que la musique appartient à tout le monde.

    Les arts et la musique transcendent souvent les mots et soulignent des thèmes essentiels à l’humanité.

    C’est ce qui fait sa popularité et son pouvoir de parler à toutes les générations au cours des siècles.

    Kent Nagano nous a montré les ombres, les lumières et les contrastes, par ses interprétations, des grandes œuvres de la musique classique.

    Cette vision explique qu’il ait séduit, dès ses débuts à Montréal, le public de l’OSM et gagné le cœur des Montréalais comme du public au-delà de la métropole québécoise.

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