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Violence sexuelle faite aux femmes : 1 M$ pour les organismes, promet le gouvernement Ford

La procureure générale et ministre des Affaires francophones de l'Ontario, Caroline Mulroney, lors d'une mêlée de presse à Queen's Park.

Caroline Mulroney

Photo : The Canadian Press / Chris Young

Radio-Canada

Les centres d'aide et de lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes en Ontario recevront 1 million de dollars de plus l'an prochain. Avec ce financement additionnel, les organismes bénéficieront d'une enveloppe budgétaire de 15,8 millions de dollars pour l'année 2019-2020.

Un texte d’Eve Caron

Cette bonification est toutefois inférieure à ce que l'ancien gouvernement libéral de Kathleen Wynne leur avait promis avant la défaite électorale de juin dernier. Il y a un an, à quelques semaines des élections, les libéraux avaient promis une hausse de 30 % de l’enveloppe budgétaire sur trois ans.

Cette somme est cependant une bonification temporaire. Pour 2020-2021, les organismes retourneront à une enveloppe budgétaire de 14,8 millions de dollars.

Maïra Martin, directrice générale d'Action ontarienne contre la violence faite aux femmes, salue le gouvernement pour ce financement supplémentaire.

Or, selon elle, les organismes pourraient recevoir environ 20 000 $ plutôt que les 75 000 à 125 000 $ auxquels ils s’attendaient.

Là, la réalité, c'est qu'avec le financement qu'ils vont finalement recevoir, ils n'auront sans doute pas la capacité d'embaucher une nouvelle personne.

Maïra Martin, directrice générale, Action ontarienne contre la violence faite aux femmes

Caroline Mulroney défend son gouvernement

La procureure générale de l'Ontario, Caroline Mulroney, défend la position de son gouvernement et accuse les libéraux d’avoir fait « beaucoup de promesses ».

C'est pour ça que nous avons un déficit de 15 milliards de dollars. Les besoins sont réels, et notre gouvernement veut les appuyer pour nous assurer que les victimes ont les services [dont] ils ont besoin.

Caroline Mulroney, procureure générale de l'Ontario

La ministre Mulroney ajoute qu’un examen a été lancé pour assurer un financement « durable » à ces organismes.

La répartition du financement parmi la quarantaine d’organismes n’a pas encore été déterminée.

En janvier, Maïra Martin et le groupe Ontario Coalition of Rape Crisis Centres, qui représente les organismes anglophones, avaient envoyé une lettre à la ministre Mulroney pour lui demander d’octroyer la hausse de financement prévue par l’ancien gouvernement libéral.

En mars 2018, le gouvernement libéral de Kathleen Wynne avait annoncé la hausse du financement avec sa « Stratégie ontarienne contre la violence sexiste ».

Celle-ci avait été mise sur pied dans la foulée du mouvement #MoiAussi (#MeToo).

Pour sa part, la députée libérale de la circonscription d'Ottawa-Vanier, Nathalie Des Rosiers, presse le gouvernement d’agir, car elle juge qu’il y a présentement « une crise » dans ces centres.

Il faut répondre à la crise. Il faut donner l’argent qui avait été promis. Et par la suite, si vous voulez changer le système et l’améliorer de quelque façon que ce soit, c’est certainement une possibilité, souligne-t-elle.

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