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Les États-Unis ont attaqué des pirates russes pendant les élections américaines

Une photo du quartier général de l'United States Cyber Command, de la NSA et du Central Security Service.

L'United States Cyber Command est la branche cybermilitaire de la Défense américaine.

Photo : La Presse canadienne / Patrick Semansky

Radio-Canada

Des cybermilitaires américains ont bloqué l'accès à Internet de pirates russes proches du Kremlin tentant d'interférer dans les élections de mi-mandat américaines, a révélé le Washington Post mercredi.

La cyberattaque américaine visait l’Internet Research Agency (IRA), un groupe financé par des oligarques russes proches du président Vladimir Poutine. Les responsables américains estiment que l’IRA agit sous l’impulsion directe du Kremlin.

L’IRA avait agi dans la campagne électorale présidentielle de 2016 en montant une campagne d’influence sur les réseaux sociaux. Cette opération russe avait pour objectif de réduire la confiance des Américains envers les institutions et la démocratie de leur pays.

L’attaque américaine serait la première d’aussi grande envergure depuis que les autorités américaines ont renforcé les capacités offensives de l’United States Cyber Command (Nouvelle fenêtre) (USCC), le groupe de cyberdéfense des États-Unis. Le président Donald Trump a lui-même autorisé l’attaque contre l’IRA pour contrecarrer d’éventuelles tentatives d’interférence avec les élections de mi-mandat, d’après des sources officielles citées par le Washington Post.

Peu de conséquences à long terme

L’attaque américaine a débuté le 6 novembre 2018, le jour du scrutin, et s’est poursuivie pendant quelques jours. Au cours de cette période, l’accès à Internet de l’IRA a été complètement coupé.

Dans les semaines précédant cette opération, l’USCC avait ciblé des agents russes ayant participé à des campagnes de désinformation et de propagande dans le passé. L’agence américaine leur avait directement envoyé des messages en espérant en décourager certains de poursuivre leurs activités.

Thomas Rid, un professeur en études stratégiques de l’Université Johns Hopkins interviewé par le Washington Post, a dit douter que les opérations américaines aient des retombées à long terme.

L’attaque américaine n’aurait pas complètement empêché la Russie de s’ingérer dans les élections de mi-mandat. En décembre dernier, le New York Times rapportait que des opérations russes visant à polariser les Américains avaient eu lieu pendant la campagne électorale. Les systèmes de votation électronique n’auraient toutefois pas été compromis.

Avec les informations de The Washington Post, The New York Times, et MIT Technology Review

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