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Une nouvelle guêpe fait son apparition au Canada

Une guêpe marche sur des petits oeufs.
La guêpe samouraï, une espèce invasive, a fait son apparition au Canada. Elle pond ses oeufs dans les oeufs de la punaise marbrée, un insecte ravageur, ce qui en tue l'embryon. Photo: Waren Wong
Radio-Canada

Une nouvelle espèce invasive d'insectes, la guêpe samouraï, a été découverte à Chilliwack, dans la vallée du Fraser, une première au Canada. Son apparition pourrait être bénéfique, selon des scientifiques.

La guêpe minuscule, de la taille d’une graine de sésame, est un parasite qui pond ses oeufs à l’intérieur des oeufs d’une autre espèce exotique, la punaise marbrée, un insecte qui ravage les cultures, et qui en tue l’embryon. Les deux insectes sont originaires d’Asie.

Une équipe de chercheurs canadiens a fait la découverte de la petite guêpe noire aux pattes et aux antennes jaunes et noires, annoncée dans le Journal of Hymenoptera Research (« Journal de recherche sur les hyménoptères »).

Une guêpe vue de près, on voit ses grand yeux aux nombreuses facettes, ses pattes et ses ailes.La guêpe samouraï, de la grosseur d'une graine de sésame, ne pique pas les humains. Photo : Waren Wong

Un prédateur bienvenu?

Selon l’un des chercheurs, Paul Abram, la guêpe a suivi de près sa proie, qui est arrivée en Colombie-Britannique en 2015, après avoir été repérée pour la première fois aux États-Unis, en 1998. La punaise se nourrit de fruits du verger, de noisettes et de petits fruits, ce qui peut avoir des effets dévastateurs.

« On classe facilement la punaise marbrée comme étant mauvaise, parce que, dans toutes les régions du monde où elle fait son apparition, elle cause des dommages à plusieurs types de cultures », explique le chercheur, qui travaille pour Agriculture et Agroalimentaire Canada.

Des discussions ont déjà eu lieu sur la possibilité d’introduire artificiellement la guêpe samouraï pour lutter contre ce fléau, mais l’insecte n’a pas attendu les tests scientifiques exigés par la réglementation pour se montrer au pays. Normalement, il existe une procédure complexe, pouvant durer des années, pour s'assurer que l'espèce qu'on souhaite introduire n'a pas d'effets inattendus sur l'écosystème local.

Paul Abram explique que les prochaines étapes, comme les guêpes semblent être installées de façon définitive, consisteront précisément à évaluer ces effets potentiels. Par exemple, les scientifiques savent qu’elle parasite d’autres espèces de punaises, dont certaines, natives du Canada, peuvent être bénéfiques pour les fermiers en se nourrissant d’insectes nuisibles.

Nature et animaux

Science