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Fredericton lance des consultations publiques sur le programme d’immersion française

Des élèves lèvent la main dans une classe.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick demande aux parents, aux membres du personnel enseignant et au public de partager leurs commentaires sur le programme d'immersion française, parce que « le système est confronté à des défis importants », dont le manque « d'enseignants qualifiés ».

Le gouvernement assure vouloir créer un système d'éducation de premier ordre, pour que tous les enfants du Nouveau-Brunswick aient une chance égale de devenir bilingues.

Il lance donc un questionnaire, disponible sur son site Internet, pour que le public évalue le programme d’immersion française actuel. Le ministre de l’Éducation, Dominic Cardy, en a fait l’annonce mardi matin à Fredericton.

Dominic Cardy, le Ministre de l'Éducation du Nouveau-Brunswick.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dominic Cardy, le Ministre de l'Éducation du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Le gouvernement pointe du doigt certains défis créés par la mise en oeuvre du programme et l’établissement du point d’entrée en première année, dont :

  • une pénurie d’enseignants d’immersion française qualifiés : en première et en deuxième année, 41 % des enseignants n’avaient pas les compétences nécessaires pour enseigner dans ce programme, selon un audit de performance de la vérificatrice générale;
  • environ 20 % des enseignants d’immersion française qualifiés sont âgés de 50 ans ou plus et seront bientôt admissibles à la retraite. La pénurie d’enseignants risque donc de s’aggraver;
  • seulement 3 % des élèves de la maternelle à la deuxième année avec un plan d’apprentissage personnalisé sont inscrits au programme d’immersion française.

Surprise et approbation

« Je suis surpris », indique le directeur de Canadian Parents for french au Nouveau-Brunswick, Robert Bernier.

« Ils n’ont pas eu la chance d'évaluer ce programme, déplore M. Bernier. Toutes les fois qu'il y a un changement de gouvernement, ils regardent l'entrée en première année. »

Robert Bernier.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Robert Bernier, directeur de Canadian Parents for French au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

L'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick a réagi à cette annonce et voit d'un bon oeil l'examen du programme, qui doit être complètement revu, selon son chef, Kris Austin.

Le système actuel d’immersion française s’était avéré être un échec lamentable.

Kris Austin, chef de l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick

Nous devons examiner les meilleurs modèles de formation en langue seconde au Canada et dans le monde et les appliquer ici, car il est clair que ce qui a été fait dans cette province jusqu’à présent n’a pas fonctionné, ajoute-t-il.

Depuis 10 ans, le programme d'immersion française a connu différentes moutures. En 2008, les libéraux avaient fait passer le début de l'immersion de la première année à la troisième.

Les conservateurs avaient dénoncé ce changement des libéraux, et une nouvelle étude leur avait recommandé de remettre l'immersion dès la première année. En 2016, ce sont finalement les libéraux de Brian Gallant qui ont implanté l’immersion en première année.

Les districts sont divisés sur la nécessité de changer l'année d'entrée dans le programme d'immersion une fois de plus. Le gouvernement invite les citoyens à faire part de leurs commentaires d'ici le 31 mars.

Avec les informations de Michel Corriveau

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Nouveau-Brunswick

Éducation