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Des bénévoles qui comptent, littéralement

Le reportage de Mélissa Savoie-Soulières
Mélissa Savoie-Soulières

Les déclarations de revenus reviennent inévitablement chaque année et elles peuvent représenter tout un casse-tête. C'est pourquoi des bénévoles sont formés par l'Agence du revenu du Canada et Revenu Québec pour aider les citoyens et les ménages à faible revenu à remplir les leurs. Des bénévoles qui savent compter et qui, avec le temps, comptent beaucoup.

Je me fais appeler M. Impôts, lance d’emblée Michel Saint-Hilaire, responsable de la clinique d’impôts implantée à la bibliothèque de Chicoutimi.

M. Saint-Hilaire rencontre des clients à Chicoutimi depuis une trentaine d’années, des rencontres enrichissantes qui vont bien au-delà des impôts.

À part la motoneige, il y a pas grand-chose à faire, rigole M. Saint-Hilaire. Alors, on fait ça pour aider les gens. Au début, quand on a commencé, on faisait 200, 300 rapports d'impôts. On était deux, trois bénévoles. Là, on est 17, l'année passée, on en a fait 3155. C'est beaucoup ! 

Dans la région, il y a plus de 120 bénévoles qui participent à ce programme. L'an dernier, ils ont aidé environ 10 000 citoyens tout à fait gratuitement. À l'échelle du Québec, 160 000 personnes ont bénéficié du service.

Ils sont très chaleureux et ils savent ce qu'ils font, sourit Claude Beaulieu, client depuis quatre ans.

Critère numéro un : avoir du temps!

Pas besoin d'être comptable pour être bénévole. L'Agence du revenu du Canada et Revenu Québec offrent des formations aux citoyens qui veulent s’impliquer.

On n'a pas besoin d'être un expert en comptabilité pour aider. Les bénévoles reçoivent une formation, ont accès également au logiciel d'impôts pour préparer les déclarations. Vraiment, la base : avoir un peu de temps et vouloir aider les gens de sa communauté, explique le porte-parole de l’Agence du revenu du Canada, Frédérick Fink.

Du temps, certains bénévoles en donnent depuis plusieurs années et ce n'est pas demain la veille qu'ils comptent arrêter.

Tant qu'on est capable d'aider, je ne vois pas pourquoi on s'en priverait et qu'on priverait la société aussi, conclut la généreuse bénévole Armande Jauvin.

Saguenay–Lac-St-Jean

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