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Transformation du système de santé en Ontario : prudence et optimisme pour les francophones

Un stéthoscope aux couleurs du drapeau franco-ontarien

Les soins de santé en français en Ontario.

Photo : Radio-Canada

Le gouvernement confirme que les six organismes qui s’occupent de planifier les soins de santé en français en Ontario vont demeurer en place, du moins pour l’instant. Certains d’entre eux se questionnent tout de même sur leur rôle et leurs responsabilités à la lumière de la transformation du système de santé annoncée par la ministre Christine Elliott.

Des hauts fonctionnaires ont confirmé que les six « entités » demeuraient en place et que tout ce qui les concerne dans les lois précédentes avait été repris dans le projet de loi.

Or, le directeur général de Reflet Salvéo [une de ces six organisations], Gilles Marchildon, demeure malgré tout prudemment optimiste.

Il va peut-être y avoir des occasions de bonifier l’offre de services en français, mais en même temps il va falloir veiller au grain pour s’assurer qu’il n’y ait pas de perte des acquis.

Gilles Marchildon, directeur général, Reflet Salvéo

Les « entités » s’occupent de la planification et de la promotion des services de santé en français en Ontario.

Elles peuvent déterminer, par exemple, qu’une clinique devrait embaucher un médecin francophone pour répondre aux besoins d’une communauté en particulier.

Jusqu’à présent, elles travaillaient en collaboration avec les 14 RLISS, des régies régionales qui seront démantelées.

Le gouvernement entend créer une agence provinciale qui comprend cinq bureaux régionaux. Chaque patient relèvera d’une « équipe de santé » formée de médecins et spécialistes de la santé.

La question se pose, dit M. Marchildon, qui seront nos interlocuteurs à l’intérieur du système de santé?

une photo de type portrait de Diane Quintas, directrice générale du Réseau du mieux-être francophone du Nord de l'OntarioAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Diane Quintas, directrice générale du Réseau du mieux-être francophone du Nord de l'Ontario

Photo : Image : Réseau du mieux-être francophone du Nord de l'Ontario

Diane Quintas, directrice générale du Réseau du mieux-être francophone du Nord de l’Ontario [l’organisme qui dessert le Nord de la province], abonde dans le même sens. C’est tout le système qui change.

Bien qu’elle espère voir les francophones sortir gagnants de cette refonte, comme promis par la ministre Christine Elliott, elle estime que la partie n’est pas gagnée.

Il faut qu’il y ait plus de services. Il faut qu’il y ait plus de services en français et qu’ils soient planifiés d’une façon qui tient compte des besoins et la capacité.

Diane Quintas, directrice générale du Réseau du mieux-être francophone du Nord de l’Ontario

Le gouvernement dit que le budget des six entités sera éventuellement octroyé par Santé Ontario, l’agence qui englobera les RLISS ainsi que six autres agences de santé.

Le gouvernement se donne au moins trois ans pour mettre en place les changements. C’est l’opposé du big bang, a lancé une haute fonctionnaire.

Gilles Marchildon se dit prudemment optimiste. Il y a beaucoup de flou, mais beaucoup d'ouvertures à de nouvelles propositions.

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Toronto

Politique provinciale