•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Celtie Coats, élève conseillère en milieu très minoritaire

Une jeune fille devant un mur vide.
Celtie Coats est très impliquée dans son école et sa communauté. Photo: Radio-Canada / Miguel Lachance
Miguel Lachance

Inspirée par son amie Anne-Marie Trottier, qui a occupé le poste avant elle, Celtie Coats est élève conseillère pour le Conseil scolaire de district catholique des Aurores boréales, dans le Nord-Ouest de l'Ontario.

Ce texte fait partie d’une série de portraits d’élèves conseillers francophones du Nord de l’Ontario. Ces élèves conseillers côtoient les conseillers scolaires et participent aux rencontres au sein des conseils scolaires.

Celtie, qui est en 12e année à l’école secondaire catholique de La Vérendrye, n’en était pas à sa première expérience d’implication scolaire lorsqu’elle a pris la relève d’Anne-Marie Trottier à l'automne 2018.

J’étais la représentante de l’école à la FESFO et j’ai fait partie de plusieurs comités depuis trois ans, raconte Celtie. Être élève conseillère est un rôle très important, je crois.

Un panneau avec le nom d'une école devant celle-ci.L'école secondaire catholique de La Vérendrye où Celtie étudie. Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Celtie s’implique aussi à l’extérieur de l’école, notamment au Parc historique du Fort William.

Elle a aussi déjà donnée de son temps à la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux et à la Marche pour la sclérose latérale amyotrophique.

Je suis fière de tout ce que j’ai fait, pas nécessairement d’un projet en particulier.

Celtie Coats, élève conseillère du Conseil scolaire de district catholique des Aurores boréales

L’élève conseillère affirme que son arrivée en poste s’est bien déroulée. J’ai eu l’occasion d’exprimer mes opinions. Je me suis sentie bien accueillie par chacun et chacune [des conseillers et conseillères scolaires].

La place du français dans sa vie

Originaire de Kenora, près de la frontière du Manitoba, Celtie a déménagé à Thunder Bay avec sa famille alors qu'elle était encore au primaire.

À Kenora, elle a commencé son éducation à l’école d’immersion Ste-Marguerite Bourgeoys.

Selon le recensement de 2016, Kenora compte 260 personnes dont la langue maternelle est le français, sur un total de 15 096 habitants.

En ajoutant les anglophones bilingues, environ 1000 personnes ont indiqué avec une connaissance du français dans le même recensement.

La même année, 8090 personnes se sont déclarées bilingues à Thunder Bay, une ville de 109 000 habitants, et 2450 ont indiqué avoir le français comme langue maternelle.

Je sais que j’ai moi-même des difficultés à m’exprimer en français, admet Celtie, mais je fais des efforts dans mon école et en dehors.

Quand je sais que quelqu’un parle en français, je vais lui parler en français aussi.

Celtie Coats, élève conseillère du Conseil scolaire de district catholique des Aurores boréales

Après le secondaire, Celtie aimerait d’ailleurs étudier au Québec dans un cégep, pour continuer à parler français.

Je pense que ça va m’affecter un peu, affirme la jeune fille à propos de cet exil, mais je crois que c’est la meilleure décision.

Après le cégep, elle prévoit étudier en psychologie.

Lorsqu'elle n'est pas occupée par l’école ou dans ses activités de bénévolat, Celtie aime lire, cuisiner et aller marcher avec son chien.

Éducation

Société