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Des fouilles archéologiques sur un site convoité pour le tramway

Certaines découvertes feront appel à l'expertise d'archéobotanistes  en raison de la présence de grains carbonisés trouvés près du moulin.

Le Réseau de transport de la Capitale mènera des fouilles archéologiques cet été sur un site convoité comme « pôle d'échange » pour le réseau de transport structurant.

Photo : Radio-Canada / Francois Gagnon

Radio-Canada

Le Réseau de transport de la Capitale mènera des fouilles archéologiques cet été sur le site d'un  pôle d'échange » pour le réseau de transport structurant.

Le site du pôle d'échange Saint-Roch a notamment abrité des établissements agricoles, un hôpital de la marine puis des cimetières catholiques et protestants.

La Ville de Québec a fait l'acquisition du terrain qui abritait un édifice de la Croix-Rouge pour y installer un centre où tramway, trambus et autobus se rejoindront.

« Nous procéderons à des fouilles archéologiques plus poussées à l'été 2019 sur une portion de ce site, parce qu'il y a des sépultures identifiées à certains endroits », a indiqué Rémy Normand, président du Réseau de transport de la Capitale (RTC).

Une carte qui illustre l'emplacement du futur pôle d'échange Saint-RochAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le futur pôle d'échange Saint-Roch sera située près de la rivière Saint-Charles, un lieu où se croiseront le tramway et l'autoroute Laurentienne notamment

Photo : RTC

Histoire riche

Le site a notamment abrité des bâtiments agricoles appartenant aux Jésuites au 17e siècle.

Un retranchement fortifié et une ferme y ont été installés au 18e siècle.

En 1824, on y a construit un hôpital de la Marine, puis des cimetières catholiques et protestants se sont ajoutés dans les années 1830. On y retrouverait un bon nombre de sépultures d'immigrés victimes du choléra.

Au 20e siècle, l'hôpital de la Marine est devenu l'hospice Saint-Charles, détruit par les flammes en 1962. C'est dans les années 1970 que la Croix-Rouge y a construit son édifice.

La Ville assure que les recherches ne retarderont pas la mise en service du pôle d'échange, prévue en 2024.

« Sur la séquence de roulement, il n'y aura pas de retard lié à la découverte des sépultures », assure Rémy Normand.

« On est en train de développer un programme de fouilles pour l'été 2019. Il comprend tous les volets du site, c'est à dire autant les sépultures, les ouvrages militaires du régime français ou de potentiels vestiges paléohistoriques » indique Mario Savard, consultant en archéologie pour le RTC.

« Le temps qu'on prévoit pour le faire est suffisant », insiste M. Savard.

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