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Les Autochtones sont les plus touchés par la hausse de l’itinérance dans le Nord-Est de l'Ontario

Un itinérant qui demande de l'argent.
Selon une nouvelle étude, le nombre de personnes sans abri a connu une hausse dans des communautés du district de Cochrane. Photo: Centre de recherche en justice et politiques sociales de l'Université Laurentienne.
Francis Bouchard

Une nouvelle étude révèle que le nombre de personnes sans-abri est à la hausse dans des communautés du district de Cochrane. C'est au sein de la communauté autochtone de Moosonee, sur la côte ouest de la baie James, que l'itinérance a le plus progressé.

L’étude intitulée Le sans-abrisme dans le district de Cochrane a été réalisée par le Centre de recherche en justice et politiques sociales de l’Université Laurentienne.

Elle a été commandée par le conseil d’administration des services sociaux du district de Cochrane (CASSDC).

À Moosonee, le nombre de sans-abri a connu une augmentation de 20 % depuis l'étude précédente, effectuée il y a cinq ans.

Il s’agit de la hausse la plus importante parmi les six communautés étudiées, les autres étant Timmins, Cochrane, Hearst, Kapuskasing et Iroquois Falls–Matheson.

Selon l’étude, Moosonee compte 25 sans-abri absolus et 108 sans-abri cachés.

Le total représente 9,5 % de la population de la communauté, de loin le pourcentage le plus élevé des communautés étudiées.

Les sans-abri cachés sont des personnes qui doivent loger chez des amis ou des membres de leur famille.

Ils représentent la majorité des sans-abri dans les petites communautés, selon l’étude.

Près de neuf sans-abri sur 10 à Moosonee sont autochtones et la majorité de ces personnes (55,4 %) sont des femmes.

Les raisons qui mènent au sans-abrisme comprennent la dépendance aux drogues ou à l’alcool, l’incapacité de payer un loyer ou une hypothèque, des conflits avec des conjoints ou parents ou de l’abus de la part de ceux-ci.

Le conflit et l’abus deviennent presque le tiers des raisons pour être sans-abri. C’est un facteur important et il doit nous permettre de commencer à identifier des solutions possibles.

Henri Pallard, professeur au Département de droit et justice à l’Université Laurentienne et directeur adjoint du projet de recherche
Le chercheur est assis à son bureau alors qu'il décrit la situation de l'itinérance cachée dans le Nord de l'Ontario.Henri Pallard, professeur dans le département de Loi et justice à l'université Laurentienne Photo : Radio-Canada / Joël Ashak

Les chercheurs présenteront les résultats dans chacune des communautés qui font partie de l’étude.

Des représentants d’agences sociales assisteront aux présentations afin d’aider à déterminer les programmes ou politiques prioritaires à mettre en place pour remédier au problème.

Les chercheurs ont travaillé avec des agences de chacune des communautés.

Pendant une semaine, on a demandé aux clients de remplir un questionnaire.

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