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Le Festival Métro Métro d'Olivier Primeau visé par un recours collectif

Il présente son nouveau festival, Metro, Metro.
Olivier Primeau est venu présenter son festival Métro Métro à « Tout le monde en parle », dimanche dernier. Photo: Avanti Groupe / Karine Dufour
Stéphane Bordeleau

Des acheteurs de billets du festival québécois de musique Métro Métro ont déposé une demande de recours collectif contre les organisateurs de l'événement, qu'ils accusent d'avoir ajouté des frais de service abusifs lors de la vente des billets.

Selon la demande de recours collectif déposée par le cabinet Lambert Avocat inc., les organisateurs du festival ont porté préjudice aux consommateurs en omettant de mentionner l'existence de frais de service élevés et en modifiant unilatéralement le prix des billets pendant les transactions qui se déroulaient sur Internet.

Le Festival Métro Métro, qui en est à sa première édition, est organisé par Olivier Primeau, l’un des copropriétaires du Beach Club de Pointe-Calumet.

L’événement, qui propose une série de concerts sur l’esplanade du stade olympique les 18 et 19 mai prochains, dont des prestations de Sean Paul, Snoop Dog et Cardi B, réclamait à l’origine 170 $ taxes incluses pour un passeport de deux jours.

Pour profiter de cette offre d’une durée limitée, les consommateurs étaient invités à se procurer les billets le 21 février sur le site Internet de l’événement. Une première publicité publiée sur Facebook par Olivier Primeau ne faisait mention d'aucuns frais additionnels.

Or, selon les plaignants, les festivaliers qui ont décidé de profiter de cette offre ont en réalité dû débourser 216,25 $ après l’ajout au prix du billet de 29,75 $ de frais de service et de 16,50 $ de frais de livraison.

Les clients qui s’attendaient à ne payer que quelques dollars de frais de service ont dû débourser au total 46,25 $ de plus que le prix affiché. Une somme qu'ils jugent abusive.

Le 22 février, le prix de la passe a été augmenté à 185 $ + taxes avant de grimper à 190 $ + taxes le même jour, peut-on lire dans la demande de recours collectif contre le Festival métropolitain pour la musique urbaine.

Après ces deux augmentations, le promoteur a cessé d’exiger des frais de service, précise le document présenté au tribunal. Seuls des frais de 10 $ pour livraison prioritaire pouvaient être ajoutés ou refusés par le client lors de la transaction.

Selon le cabinet Lambert Avocat inc., la loi indique que « le prix total annoncé doit inclure toutes les sommes exigibles, sauf la TPS et la TVQ, si applicables, et faire ressortir de manière claire les sommes dont il est composé, en l’espèce, les frais de service et les frais de livraison ».

Le défendeur a volontairement omis d’afficher un prix total réel et a affiché plutôt un prix excluant les frais de service et les frais de livraison, lesquels devaient pourtant obligatoirement être payés par les demandeurs.

Extrait de la demande de recours collectif déposée par Lambert Avocat inc.

La direction du Beach Club prête à corriger toute erreur de sa part

Au bureau du promoteur de l’événement, le directeur général et directeur de la programmation, Jean-Louis Labrecque, a déclaré que la direction de l'entreprise prend « très au sérieux l'expérience client ainsi que la demande de recours collectif qui a été déposée ».

Le directeur général du Beach Club assure que l'équipe travaille avec ses représentants professionnels sur le dossier afin de déterminer « quelles mesures seront prises, s'il y a lieu ».

« Sachez aussi que s'il y a eu une erreur de notre part, nous allons y remédier dans les meilleurs délais, nous avons nos clients à coeur », a assuré Jean-Louis Labrecque sans toutefois préciser ce que couvrent exactement ces frais de service qui étaient ajoutés au prix des billets.

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