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Cancer du poumon : un nombre alarmant de personnes reçoivent leur diagnostic à l'urgence en N.-É.

Un panneau, placé devant l'Infirmerie d'Halifax, un des édifices du Centre des sciences de la santé Queen Elizabeth II, indique l'entrée de l'urgence.

Une nouvelle étude montre qu'un nombre important de patients apprennent qu'ils ont le cancer du poumon en se rendant à l'urgence d'un hôpital.

Photo : Radio-Canada / CBC/Paul Palmeter

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une nouvelle étude révèle qu'un nombre alarmant de personnes reçoivent un diagnostic de cancer du poumon aux urgences des hôpitaux en Nouvelle-Écosse. Il est souvent trop tard pour ces patients.

Ces résultats poussent la Dre Daria Manos, une radiologiste d’Halifax, à implorer les Néo-Écossais de voir un médecin rapidement quand ils ont des problèmes respiratoires ou pulmonaires prolongés. C’est horrible de rencontrer quelqu’un à l’urgence pour une toux et de voir que cette personne quitte l’hôpital avec un diagnostic de cancer du poumon, dit-elle.

Daria Manos est directrice du département de radiologie thoracique au Centre des sciences de la santé Queen Elizabeth II. Elle a participé à une étude sur les cas de cancer du poumon en Nouvelle-Écosse en 2014.

Le Journal de l’Association médicale canadienne a publié récemment un article sur le sujet.

Des chiffres alarmants

Sur les 1000 cas de cancer du poumon étudiés, un tiers des personnes touchées ont reçu leur diagnostic dans une urgence. Les trois quarts de ces patients sont morts dans l’année qui a suivi.

J’ai peur que ces résultats fassent peur aux Néo-Écossais, dit la Dre Manos, qui espère plutôt que la sensibilisation va pousser des patients à consulter un médecin rapidement pour leurs problèmes de santé. Les symptômes incluent une toux qui se prolonge et des essoufflements fréquents.

Les auteurs de l’étude font remarquer que la très grande majorité de ces patients ont pourtant un médecin de famille.

Peur du diagnostic

Un des problèmes majeurs, dit Daria Manos, est que trop de gens ignorent leurs symptômes.

La radiologiste Daria Manos a participé à l'étude sur le cancer du poumon. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La radiologiste Daria Manos demande aux Néo-Écossais de consulter un médecin s'ils ont des problèmes respiratoires ou pulmonaires chroniques.

Photo : Radio-Canada / CBC/Robert Short

Beaucoup ont peur du diagnostic, indique-t-elle. Ils soupçonnent qu’ils ont des symptômes du cancer, mais ils ne sont pas prêts à y faire face.

Ces résultats renforcent sa conviction qu’il faut un programme de détection précoce du cancer du poumon en Nouvelle-Écosse. De tels programmes existent déjà pour les cancers du col de l’utérus, du côlon et du sein.

La Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse a déjà évoqué cette possibilité, mais précisait alors qu’un tel programme prendrait du temps à établir et coûterait cher.

Entretemps, la Dre Manos croit que la population doit comprendre que les traitements contre le cancer ont grandement évolué. Votre chance de survie est meilleure si l’on découvre le cancer tôt. J’espère que les gens vont demander une attention médicale plutôt que d’ignorer leurs symptômes, dit-elle.

Avec les informations de Carolyn Ray, de CBC

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