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Le syndicat des policiers de Windsor réclame de la transparence dans l'affaire de l'appel au 911 impliquant le chef de police

Un homme en uniforme regarde vers la gauche, une plante et un drapeau sont derrière lui.

Le chef de police de Windsor Al Frederick durant une entrevue réalisée le 17 décembre 2018.

Photo : Radio-Canada / Tom Addison

Radio-Canada

L'association des policiers de Windsor (WPA) dénonce l'impression d'un double standard dans la gestion de l'affaire entourant l'appel au 911 lancé depuis le domicile du chef de police, selon une note du conseil d'administration dont CBC a obtenu copie.

C'est la première fois que le syndicat qui représente les membres civils et assermentés qui travaillent pour les services de police de la municipalité se prononce dans ce dossier.

La responsabilité et la transparence ne s'arrêtent à aucun rang ni rôle, peut-on lire dans le mémo envoyé vendredi dernier aux membres. En fait, nous pensons qu'il incombe au chef (Al Frederick) de donner l'exemple, d'être honnête et non évasif.

Ces commentaires semblent faire référence à une entrevue de CBC du mois de décembre dans laquelle le chef Al Frederick refusait de reconnaître ce qui s'était passé.

Vous interrogez le chef de la police sur des rumeurs, avait dit Al Frederick alors.

L'entrevue avait eu lieu avant que CBC dévoile, le 14 février, que des unités de la police de Windsor avaient répondu à un appel au 911 le 12 novembre dernier provenant de la résidence d’Al Frederick pour un incident familial.

Nous comprenons le droit à l’équité, à une procédure régulière et à la vie privée. Cependant, nous nous demandons pourquoi la Commission des services policiers a mis autant de temps à agir; et pourquoi, dans un esprit de responsabilité et de transparence, rien n'a été communiqué directement aux membres, alors que cet incident est devenu très public, poursuit le mémo.

La Commission des services policiers de Windsor a réclamé une enquête de la Police provinciale de l’Ontario neuf jours après l'appel du 911.

Ce n’est pas l’incident qui cause de la frustration et du ressentiment parmi les membres, mais la perception d'un double standard.

Note de service du conseil d'administration de l'association des policiers de Windsor

Ce rapport soumis à la Commission le 9 janvier et dont le maire Drew Dilkens a publié un extrait vendredi dernier, conclut que tous les membres du service de police de Windsor concernés, qu’ils soient civils ou non, avaient répondu de manière appropriée dans cette affaire et qu’ils avaient suivi les politiques établies.

La PPO indique toutefois dans son rapport que les directives en cas de conflits d'intérêts ne prévoient pas de cas de figure impliquant le chef de police.

Drew Dilkens, les membres de la Commission des services policiers et le service de police de Windsor n’ont pas voulu répondre aux questions de CBC au sujet de l’enquête.

Windsor

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