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Blaine Higgs à Washington : mise au point sur le Maine et l’industrie forestière

Les trois premiers ministres sont assis sur des chaises l'un à côté de l'autre devant des drapeaux canadiens et de leurs provinces respectives.

Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, (à droite) assis à côté de son homologue de l'Ontario, Doug Ford, et de Blaine Higgs du Nouveau-Brunswick (à gauche).

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Jean-Philippe Hughes

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick a tenté d'accentuer la pression pour l'industrie forestière lors de son passage à Washington à l'occasion de la réunion de l'Association des gouverneurs américains. Les tarifs sur le fer et l'aluminium ont toutefois retenu l'attention.

Le périple à Washington aura permis de forger des relations, mais aucun engagement formel n’émane du voyage de Blaine Higgs dans la capitale américaine. Accompagné des délégués du Conseil de la fédération, ses yeux étaient rivés du côté des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre.

Le Canada atlantique et l’est des États-Unis, nous avons toujours eu un marché et une industrie qu’il faut protéger, décrit M. Higgs. C’est tellement intégré qu’ils sont traités comme un tout, et ça a toujours été ainsi.

Les secteurs du bois, du fer et de l’aluminium ont fait l’objet de discussions entre M. Higgs et les gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre.

Il a un sentiment d’urgence et il y a un dossier qu’il faut régler, et c’est l’objectif, a lancé M. Higgs aux journalistes qui l’attendaient à son arrivée, à l’aéroport de Fredericton.

Blaine Higgs a concentré une partie de ses efforts avec la nouvelle gouverneure du Maine, Janett Mills. Nous avons eu beaucoup de bonnes discussions.

La gouverneure du Maine reconnaît la nature stratégique de nos industries, assure M. Higgs, citant l’exemple du bois dur qui prend la route du Maine tandis que le les résineux sont traités dans les usines de pâtes et papiers du Nouveau-Brunswick. Aucun engagement concret n’a été conclu entre les deux régions.

En juin, J.D. Irving prévoyait que les tarifs lui coûteraient 45 millions $ d’ici la fin de 2018. Irving est propriétaire de 11 scieries au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et dans l’État du Maine.

Le conflit du bois d’oeuvre avec les États-Unis affecte l’industrie néo-brunswickoise depuis plusieurs années tandis que le fer et l’aluminium sont frappés de droits compensateurs depuis un an, des mesures promues par le président américain, Donald Trump.

L’enjeu du bois d’oeuvre est sur le radar, il y a eu beaucoup de discussion à propos du fer et de l’aluminium et je sais que ça provoque un impact sur les compagnies de construction ici, précise M. Higgs. Il déplore l’absence de stratégie nationale.

Blaine Higgs a également rencontré l’ambassadeur du Canada aux États-Unis, David MacNaughton, et l’envoyé spécial du Nouveau-Brunswick dans le dossier du bois d'oeuvre, David Wilkins.

Cet ancien ambassadeur des États-Unis au Canada a été nommé en 2017 pour défendre les intérêts du Nouveau-Brunswick, la seule province atlantique à ne pas avoir exemptée des tarifs américains sur le bois d’oeuvre. Les honoraires de M. Wilkins s’élèvent à 40 000 $ par mois.

Je ne dirais pas qu’il s’agit d’un gaspillage d’argent, conclut M. Higgs. Il souhaite néanmoins convenir d’une stratégie différente avec son lobbyiste auprès de l’administration Trump.

Avec les informations de Michel Corriveau

Nouveau-Brunswick

Politique provinciale