•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ryan Straschnitzki prêt à « se transformer en robot » pour pouvoir remarcher

Vue sur un jeune homme qui est assis et qui fait des étirements.

Ryan Straschnitzki espère se rendre en Thaïlande pour une intervention chirurgicale qui lui permettrait de remarcher.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

Ryan Straschnitzki, devenu paraplégique après le terrible accident des Broncos de Humboldt, prévoit se rendre en Thaïlande pour subir une opération chirurgicale expérimentale à la colonne vertébrale, qui pourrait lui permettre de rétablir certains mouvements.

Ryan Straschnitzki est paralysé de la poitrine aux pieds depuis l’accident d’autocar qui a blessé 12 autres joueurs de son équipe de hockey junior. Un camion semi-remorque a heurté l'autocar des Broncos en avril dernier, ce qui a causé la mort de 16 personnes.

Même s’il a régulièrement des séances de physiothérapie et a appris à jouer au hockey sur luge, il espère que cette opération pourra améliorer sa vie quotidienne.

Un implant électrique épidural lui sera installé dans le dos. Grâce à un petit appareil semblable à une télécommande, l’implant envoie des ondes électriques à la moelle épinière pour stimuler le système nerveux et faire bouger les membres, contournant le système de transmission neuronal traditionnel.

« C’est assez cool de transformer des humains en robots », dit le jeune homme de 19 ans dans un grand éclat de rire.

L’implant peut être programmé pour stimuler certains nerfs, déterminés par les chirurgiens et les thérapeutes.

« Ça fonctionne, c’est sécuritaire, et je ne veux plus attendre, ajoute Ryan Straschnitzki. Je pense que ce sera bénéfique, parce que je pourrai contrôler certaines choses qui sont hors de ma portée maintenant ».

Le jeune hockeyeur veut suivre l'exemple du Dr Richi Gill, un chirurgien de Calgary qui a subi cette opération chirurgicale l’an dernier après avoir été paralysé dans un accident.

Seulement une demi-douzaine de Canadiens ont subi cette intervention à l’étranger, comparativement à une trentaine de personnes à l’échelle mondiale.

La directrice générale du Synaptic Cord Injury and Neuro Rehabilitation Centre de Calgary, Uyen Nguyen, précise que Ryan Straschnitzki pourrait se rendre en Thaïlande en avril ou en mai. Il y séjournerait pendant quatre à six semaines.

« Ryan est un très bon candidat pour cette intervention chirurgicale. Dès que nous aurons terminé nos discussions avec la Thaïlande, l'admission de Ryan devrait être approuvée et il devrait pouvoir subir l’opération », dit Mme Nguyen.

Mme Nguyen prévient que l'opération ne réglera pas tous les problèmes, mais qu'il s'agit plutôt d'une nouvelle thérapie qui devient de plus en plus fréquente. Elle affirme que l'opération est assez simple.

« L'implant excède la moelle épinière et envoie des messages au reste du corps, dit-elle. C’est le processus de réhabilitation qui est ardu et pénible. C’est là où la force et le dévouement de Ryan entrent en jeu. Il faut être très déterminé. »

Le coût de l'opération peut s'élever à environ 100 000 $ et n’est couvert ni par l’assurance maladie ni par une assurance privée. L'intervention est aussi offerte aux États-Unis et en Suisse, notamment, mais elle est beaucoup moins onéreuse en Thaïlande.

Les parents de Ryan Straschnitzki croient que cela vaut le coup de la faire.

Un optimisme prudent

« Il est possible qu’il puisse remarcher et quitter son fauteuil roulant », croit Tom Straschnitzki, le père de Ryan.

Sa mère, Michelle, se montre un peu plus prudente.

« Je ne veux pas créer de faux espoirs, dit-elle. Je crois qu’il a bon espoir, et si tout va bien, tout est possible. »

Le jeune hockeyeur dit qu’il est un peu nerveux, mais qu’il sait contrôler sa fébrilité.

« Je crois qu’il y a toujours de la nervosité dans tout ce qu’on fait, et je pense qu’il faut la surmonter. [Je dois] avoir une attitude positive, me dépasser tous les jours et espérer que je pourrai marcher à nouveau », conclut-il.

Santé

Santé