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Procès du policier Daniel Montsion : les « gants d'assaut » déposés en preuve

Daniel Montsion fait son entrée au palais de justice d'Ottawa

Le policier Daniel Montsion a plaidé non coupable à des accusations d'homicide involontaire, d’agression armée et de voies de fait graves relativement à la mort d'Abdirahman Abdi.

Photo : Radio-Canada / Robyn Miller

Radio-Canada

Le procès du policier d'Ottawa accusé d'homicide involontaire en lien avec la mort d'Abdirahman Abdi reprenait lundi matin, près de trois semaines après avoir été ajourné. Les gants que portait l'agent Daniel Montsion lors de l'intervention, décrits comme des « gants d'assaut », ont été officiellement déposés en preuve.

À l'ouverture du procès début février, M. Montsion a plaidé non coupable à des accusations d'homicide involontaire, d’agression armée et de voies de fait graves relativement à la mort de M. Abdi.

Les accusations découlent d'une altercation avec des policiers, le 24 juillet 2016, qui a laissé Abdirahman Abdi, 37 ans, ensanglanté et sans signes vitaux devant son immeuble de la rue Hilda. Il a été déclaré mort à l'hôpital le lendemain.

La Couronne a l'intention de prouver que l’agent Montsion a fait usage d'une force excessive pendant l'arrestation, causant la mort de M. Abdi.

Les gants que Daniel Montsion portait à ce moment-là ont fait couler beaucoup d'encre. Des spécialistes ont affirmé que ces gants renforcés pouvaient faire autant de dommage que des poings américains. Ils sont donc considérés comme une arme par l'Unité des enquêtes spéciales.

Une photo de « gants d'assaut ».

Des photos des équipements que Daniel Mongeon et de son coéquipier portaient lors de l'affrontement avec Adirahman Abdi, en juillet 2016.

Photo : Radio-Canada / Laurie Trudel

C'est d'ailleurs parce que l'agent Montsion les portait lors de l'altercation avec M. Adbi qu'il a été accusé d'agression armée.

En après-midi, la Couronne a passé beaucoup de temps à situer et à décrire la scène où l'incident est survenu, notamment en décrivant les photos qui y ont été prises.

Des déchets de papiers et des taches rougeâtres jonchent le sol de brique gris.

Des photos du lieu de l'altercation entre Adirahman Abdi et Daniel Montsion, en juillet 2016.

Photo : Radio-Canada / Laurie Trudel

La vidéo ne sera probablement pas diffusée cette semaine

Le procès a débuté le 4 février, mais a été suspendu deux jours plus tard, après que l'équipe d’avocats de la défense se fut plainte d'une version ralentie d'une vidéo de surveillance.

L'avocat de la défense, Michael Edelson, a dit à la cour que la vidéo était arrivée comme une « bombe », parce que la Couronne ne l'avait révélée que la veille du début du procès.

Les avocats du policier Montsion ont affirmé que la vidéo ralentie avait « minimisé » la force utilisée par l'autre agent sur les lieux, l’agent Dave Weir, pour mettre M. Abdi à terre. Ils ont affirmé que la version de la vidéo avait également influencé l'opinion d'un pathologiste agissant à titre de témoin expert au procès.

La Couronne a l'intention d'utiliser la version originale de la vidéo de surveillance et fera appel à un nouvel expert pour en attester l'authenticité. La vidéo demeure une pierre angulaire de la cause pour la Couronne, mais elle ne sera probablement pas présentée au tribunal cette semaine.

Les audiences des prochains jours porteront sur l'Unité des enquêtes spéciales, chargée notamment d'enquêter sur les incidents impliquant des policiers qui causent des blessures graves ou la mort.

Le tribunal entendra David Robinson, enquêteur judiciaire de l'Unité des enquêtes spéciales. Le contre-interrogatoire de la défense devrait durer le reste de la semaine.

Avec les informations de Laurie Trudel

Ottawa-Gatineau

Procès et poursuites