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Les artisans de la série Le monstre unis contre la violence conjugale

Ils parlent de la série Le monstre.

Ingrid Falaise, Rose-Marie Perreault et Mehdi Meskar lors de leur passage à l'émission Tout le monde en parle

Photo : Avanti Groupe / Karine Dufour

Radio-Canada

En incarnant le détesté et détestable personnage de M dans la nouvelle série Le monstre, adaptée du livre éponyme écrit par Ingrid Falaise, l'acteur Mehdi Meskar a voulu, comme celle qui en a été victime, dénoncer la violence conjugale et la manipulation qui l'accompagne.

« J’espère une seule chose, que les gens détestent M et se rendent compte des mécanismes qu’il utilise pour manipuler Sophie », a affirmé dimanche soir Mehdi Meskar à Tout le monde en parle.

Dans Le monstre, il prête ses traits à M, un homme violent, narcissique et manipulateur qui bat sa femme, Sophie. C’est pour « dénoncer M et [son] comportement » que Mehdi Meskar a accepté de jouer ce rôle de méchant.

Ce sentiment de responsabilité a également habité Rose-Marie Perreault. La jeune comédienne s’est glissée dans la peau de Sophie, un personnage grandement inspiré de la vie d’Ingrid Falaise, qui a connu l’enfer de la violence conjugale.

« J’avais peur qu’on juge Sophie, qu’on ne comprenne pas pourquoi elle retournait vers M, a-t-elle déclaré. Je savais que j’aurais un travail colossal à faire comme interprète, et je me demandais si je serais à la hauteur. »

Ingrid Falaise contre la puissance destructrice du silence

Ingrid Falaise, qui a écrit les livres Le monstre, sorti en 2015, et Le monstre : la suite, en 2017, était également présente sur le plateau de Tout le monde en parle. On lui a montré un extrait de l’émission de 2015, où elle était venue, les larmes aux yeux, parler de son premier ouvrage.

« C’est très beau de voir ça, car je vois tout le chemin parcouru depuis 2015 », a dit celle qui estime ne plus du tout être la même fille qu’il y a trois ans. Entre-temps, elle a eu un enfant, et c’est enceinte qu’elle a rédigé son second livre.

« Ces livres, ça a extirpé le mal, a-t-elle souligné. J’ai pu avoir un enfant, car j’ai enlevé ces boulets que je traînais depuis si longtemps. »

Écrire a été thérapeutique pour celle qui se sent aujourd’hui « légère ». Elle enjoint désormais les autres victimes d'un conjoint violent et contrôlant à oser briser le silence.

Les M nous entretiennent dans le silence. C’est leur arme la plus forte. Briser le silence leur enlève du poids.

Ingrid Falaise

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