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Venezuela : le Canada ne veut pas « politiser l’aide humanitaire »

Le Canada garde espoir que la diplomatie réglera la crise au Venezuela.

Photo : Getty Images / Raul Arboleda

Radio-Canada

Alors que les États-Unis laissent planer la menace d'une intervention militaire au Venezuela, le Canada espère que la diplomatie saura régler la crise et désire que l'accès pour l'aide humanitaire ne soit plus entravé.

En entrevue à RDI, la ministre fédérale du Développement international Marie-Claude Bibeau a réitéré la position du Canada en faveur du président de l’Assemblée nationale Juan Guaido à titre de président intérimaire du Venezuela.

« Notre décision se base sur la Constitution du Venezuela », a tenu à rappeler la ministre.

Mme Bibeau a également détaillé la manière dont seront distribués les 53 millions de dollars annoncés en aide humanitaire pour la crise vénézuélienne.

Selon la ministre, la majorité des sommes seront destinées aux personnes déplacées à l’extérieur du pays, soit en Colombie et au Brésil.

« On est très sensibles au fait que l’aide humanitaire doit être envoyée de manière totalement neutre et indépendante, a précisé Mme Bibeau. Il ne faut pas politiser la réponse aux besoins humanitaires du peuple vénézuélien. »

Entrevue avec Benjamin Delille

Chrystia Freeland à Bogota

Le Canada collabore ainsi avec des agences des Nations unies et des organisations dont certaines sont actives à l’intérieur du Venezuela.

« Dans la mesure où l’on pourra avoir plus accès au Venezuela, nous aurons une flexibilité avec nos partenaires [pour envoyer de l’aide à l’intérieur du pays] », a ajouté la ministre.

Mme Bibeau a confirmé que sa collègue Chrystia Freeland, ministre des Affaires internationales, participera lundi à la rencontre du groupe de Lima à Bogota. Juan Guaido et le vice-président américain Mike Pence seront également présents.

Les États-Unis, qui maintiennent la pression contre le gouvernement de Nicolas Maduro, ne font pas normalement partie de ce regroupement de pays.

Entre-temps, et particulièrement après les violences de samedi, le Canada exige que les vivres puissent être acheminés sans entraves à la population.

« Il y a des gens qui souffrent », a laissé tomber la ministre après avoir qualifié le comportement du président Maduro d’« inexplicable ».

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