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Sauver des vies un défibrillateur à la fois

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Un défibrillateur externe automatisé

Un défibrillateur externe automatisé (DEA)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Fondation des Bons Samaritains prend son envol en Estrie. Son but ? Fournir des défibrillateurs à un maximum d'organismes, mais aussi soutenir des familles dont l'un des membres a des problèmes de santé.

L'urgentologue Wayne Smith estime que plus de 200 vies pourraient être sauvées au Québec chaque année en rendant plus accessibles les défibrillateurs externes automatisés (DEA).

Il y a trop de Québécois qui décèdent aujourd'hui d'arrêts cardiaques. Ils auraient pu survivre si tout était en place, croit-il. Si on peut intervenir dans les cinq premières minutes, il est possible de sauver jusqu'à 75 % des gens qui subissent des arrêts cardiaques.

Sa nouvelle Fondation aura donc pour mission principale d'offrir des DEA aux organismes à but non lucratif. Ses bénévoles seront aussi responsables d'offrir la formation adéquate afin d'utiliser l'appareil le plus efficacement possible.

Moi, je suis un peu la voix de ceux qui ne veulent pas mourir avant le temps, ajoute l'autre fondateur, Claude Leblanc.

La mission de la Fondation des Bons Samaritains interpelle directement Stéphane Duplessis qui a survécu à un arrêt cardiaque.

Il y a 25 ans, s'il n'y avait pas eu de défibrillateurs cardiaques, je n’aurais pas la famille que j'ai aujourd'hui, je n'aurais pas les enfants que j'ai aujourd'hui. C'est grâce à un défibrillateur cardiaque, raconte-t-il.

 Un urgentologue de l'Estrie, Wayne SmithAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un urgentologue de l'Estrie, Wayne Smith

Photo : Radio-Canada

Des modifications réclamées

Le Québec doit être plus ambitieux en la matière, croit Wayne Smith. L'urgentologue cite l'exemple de Seattle comme modèle à atteindre.

Ce sont les meilleurs au monde, et nous, on veut être les meilleurs aussi. Ils ont environ 40 % de plus de défibrillateurs dans la communauté et ils sont bien identifiés, précise Wayne Smith.

Pour arriver à atteindre cet objectif, la Fondation des Bons Samaritains demande des modifications à la loi québécoise afin de rendre obligatoire la présence d'un DEA dans les bâtiments qui accueillent plus de 100 000 personnes par année.

Un projet de loi a d'ailleurs été présenté au gouvernement.

On a demandé aux 125 députés de prendre une seconde et d'évaluer notre projet. Ce n'est pas politique, c'est un projet communautaire, un projet humain, souligne Claude Leblanc.

Avec les informations de Jean Arel

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