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Les syndiqués de l'ABI votent en faveur d'un arbitrage

Le Syndicat des métallos a érigé des roulottes à l'extérieur de l'aluminerie de Bécancour.
Le Syndicat des métallos a érigé des roulottes à l'extérieur de l'Aluminerie de Bécancour inc. Photo: Radio-Canada / Jean-François Fortier
Catherine Bouchard

Plus de 700 membres du Syndicat des métallos de l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI) ont voté à l'unanimité samedi soir en faveur d'un arbitrage avec leur employeur Alcoa.

L'arbitre, désigné par Québec, définirait le contenu de la nouvelle convention collective qui serait proposé aux deux parties. La partie patronale doit toutefois consentir au processus.

Le Syndicat espère que ce mandat fort mettra de la pression sur l'employeur qui avait déjà signifié ne pas vouloir aller en arbitrage.

Le président du Syndicat, Clément Masse, a à nouveau interpellé le premier ministre du Québec, François Legault, afin qu'il mette de la pression sur Alcoa.

Le gouvernement a des moyens de faire bouger l'employeur. Il y a un contrat d'énergie [qui] favorise l'employeur. C'est 700 000 $ par jour que l'employeur n'a pas besoin de payer en raison de ce contrat-là. C'est le gouvernement qui l'a négocié et c'est lui qui peut faire bouger là-dessus, soutient M. Masse.

Dominic Lemieux, l'adjoint au directeur québécois du Syndicat des métallos, n'a pas mâché ses mots pour réclamer une intervention du gouvernement.

Il est temps que le premier ministre mette ses culottes. Qu'il aille rencontrer les dirigeants d'Alcoa. Est-ce qu'il va protéger une compagnie américaine ou il va protéger 1000 familles québécoises ici?

Dominic Lemieux, adjoint au directeur québécois du Syndicat des métallos

C'est comme ça qu'on interpelle le premier ministre. On veut vraiment qu'il mette ses culottes et qu'il vienne protéger les 1000 familles de la Mauricie, martèle M. Lemieux.

Les syndiqués se disent satisfaits de la conclusion du vote. Ils espèrent également que le résultat mettra de la pression sur Alcoa pour une résolution rapide du conflit de travail qui dure depuis près de 14 mois.

Il ne faut pas oublier que 14 mois de conflit, c'est énorme. Ça n'a aucun bon sens. À part des belles paroles présentement, c'est tout ce qu'on a du gouvernement, il n'y a rien qui se passe , souligne le syndiqué Mathieu Dubuc.

Mauricie et Centre du Québec

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