•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Moderniser la Loi sur les langues officielles : la FCFA dit avoir fait ses devoirs

Gros plan sur Jean Johnson, au centre, un homme à lunettes souriant, aux côtés d'autres membres de la FCFA, assis dans une salle de conférence.
Le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada, Jean Johnson, était à Winnipeg aux côtés de son conseil d'administration cette semaine pour une réunion. Photo: Radio-Canada / Fernand Detillieux
Camille Gris Roy

La Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA) s'apprête à présenter, la semaine prochaine, sa propre version d'un projet de loi pour moderniser la Loi sur les langues officielles, dont on souligne cette année les 50 ans.

Les membres de la FCFA étaient à Winnipeg jusqu’à samedi pour une réunion du conseil d’administration de l’organisme, et le dossier de la Loi sur les langues officielles était, une fois de plus, au coeur des discussions.

Dans les derniers mois, la FCFA a planché sur son propre projet qu’elle veut maintenant mettre entre les mains du gouvernement fédéral. Le dévoilement de ce document est prévu jeudi, à Ottawa.

« On a invité autant de gens que possible. On a beaucoup de partenaires, à l’extérieur de la fédération même, qui ont participé, alors on souhaite que ces gens-là puissent venir. On veut faire vraiment un événement de ce dévoilement, parce que ça a une [grande] incidence pour nous », souligne le président, Jean Johnson.

Le premier ministre Justin Trudeau s’était engagé, en juin dernier à la Chambre des communes, à moderniser cette loi, mais les échéances n’ont pas été déterminées et la FCFA veut s’assurer d’une continuité dans ce dossier à Ottawa, peu importe qui sera au pouvoir après les prochaines élections fédérales.

Cap sur octobre 2019

La stratégie de l’organisme en vue de ces élections était justement l’autre grand enjeu à l’ordre du jour de la réunion du conseil d’administration à Winnipeg.

Jean Johnson explique que les membres du réseau de la FCFA ont été invités à peaufiner les messages qu’ils voudront faire passer pendant la campagne, mais ne donne pas plus de détails pour l’instant.

« [On veut] des messages qui affirment l'importance et la contribution de la langue française, dit-il : oui y a des investissements, mais nous on va vous donner l’opportunité d’évaluer le retour sur ces investissements-là. Et on veut arriver avec un argumentaire économique. Je pense qu’il est temps pour nous d’aller chercher cette égalité réelle. »

Une grande table installée en "U", dans une salle de conférence, autour de laquelle sont assis des gens, devant des ordinateurs et des micros. Au fond, un grand écran sur le mur.Des représentants d'organismes porte-parole de partout au pays composent le conseil d'administration de la FCFA. Photo : Radio-Canada / Fernand Detillieux

« On commence à voir un recul avec la valorisation du fait français au Canada, un recul par rapport au bilinguisme et on est préoccupés », commente pour sa part Christian Monnin, président de la Société de la francophonie manitobaine (SFM). « Ça arrive ici, ça arrive en Ontario et au Nouveau-Brunswick et on veut renforcer justement ce message de [valorisation] auprès des partis, des formations politiques qui s'enlignent pour l’élection en 2019. »

Sortir d’Ottawa

La FCFA, qui est basée à Ottawa, avait décidé de tenir son premier conseil d’administration de l’année 2019 hors de la capitale du pays dans l’idée de se rapprocher de ses membres.

« La grande surprise, collectivement, c’est le niveau d’appréciation que les gens ont eu de sortir d’Ottawa », résume Jean Johnson après ces trois jours de réunions. « Le consensus dans la salle ce matin, c'est qu’on doit répéter l'expérience annuellement. »

C’est une façon de renforcer la communauté et une façon aussi de nous rappeler pourquoi on fait le travail qu’on fait.

Jean Johnson, président de la FCFA

Christian Monnin a apprécié d’accueillir au Manitoba ses collègues de partout au pays, de la Nouvelle-Écosse à la Colombie-Britannique. « On était au gala du 50e du Festival du Voyageur vendredi soir, et les réactions de nos homologues d’autres régions c’était : regardez, on doit faire ceci plus souvent. On doit aller dans les régions pour mieux nous connaître, et pour moi c’était quelque chose de très positif. »

Un homme, dans le couloir d'un hôtel, en entrevue avec Radio-CanadaChristian Monnin est le président de la Société de la francophonie manitobaine (SFM) Photo : Radio-Canada / Fernand Detillieux

La FCFA a aussi discuté des prochaines étapes du Plan d’action sur les langues officielles, de sa contribution possible au rapport de la Commission de vérité et réconciliation, et de « populisme et francophobie » - le thème d’une conférence tenue jeudi soir au Musée canadien pour les droits de la personne.

Manitoba

Francophonie