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Enquête sur la police : une visite à l'Académie de police de l'Atlantique

Cadets de l'Académie de police de l'Atlantique.
D'ici quelques mois, ces cadets de l'Académie de police de l'Atlantique seront prêts à intégrer le marché du travail. Photo: Radio-Canada / François Pierre Dufault
Radio-Canada

Un total de 35 semaines, soit 25 semaines à l'académie à Summerside à l'Île-du-Prince-Édouard, et 10 semaines en stage au sein d'un service de police. C'est la formation que reçoivent les futurs policiers de l'Académie de police de l'Atlantique. Selon son directeur général, c'est « semblable » aux formations données ailleurs au Canada.

C’est à l’Académie de police de l’Atlantique située à Summerside à l’Île-du-Prince-Édouard que plusieurs policiers de la région sont formés. Durant les 25 premières semaines à l’Académie, les étudiants se familiarisent avec le Code criminel, suivent des entraînements physiques, font des simulations et apprennent à désamorcer des situations de crise.


Les 38 futurs policiers qui étudient présentement à l'Académie feront ensuite stage au sein d’un service policier pendant 10 semaines. Après cette formation intensive, les cadets peuvent travailler au sein de corps policiers municipaux ou suivre la formation de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à Regina.

C'est semblable. La GRC a fait une analyse de notre formation et ils ont pris la décision d'accepter nos cadets parce que nos programmes sont assez proches.

Forrest Spencer, directeur général de l'Académie de police de l'Atlantique
L'Académie de police de l'Atlantique en février 2019.L'Académie de police de l'Atlantique, à Summerside, Île-du-Prince-Édouard. Photo : Radio-Canada / François Pierre Dufault

Le travail d’enquête appris sur le terrain

Selon le directeur général de l’Académie de police de l’Atlantique, Forrest Spencer, la formation policière est comparable à celle donnée ailleurs au pays. La preuve, elle répond aux exigences fixées par la Gendarmerie royale du Canada qui emploie plusieurs jeunes diplômés de l’école chaque année.

À la fin de leur formation, certains cadets, comme Jennifer Volpé, d'Edmundston au Nouveau-Brunswick, iront d'ailleurs cogner à la porte de la Gendarmerie royale du Canada. Mon but ultime c'est d'être maître chien dans l'unité canine.

D'autres vont se tourner vers des services de police municipaux. C'est le cas de Nick Fairbairn, qui rêve de rejoindre son père et son oncle à la police régionale d'Halifax. Je pense que c'est une place pour moi.

Un étudiant policier avec une arme à feu. Les futurs policiers de l'Académie de police de l'Atlantique apprennent notamment à manier les armes à feu. Photo : Radio-Canada

Mais dans un cas comme dans l'autre, le travail d’enquête sera davantage un apprentissage fait sur le terrain avec des vétérans de la section sur les homicides.

Ils apprennent tout ce qu'il faut pour recevoir la base d'être policier. On dit que devenir un policier, ça prend quelques années, comme presque toutes les professions. Après qu'ils partent d'ici encore, ils vont travailler avec un entraîneur [...] pour apprendre les différentes sortes d'enquêtes. Comme moi, ils vont commencer avec les enquêtes assez simples. Et elles vont devenir de plus en plus complexes, soutient Forrest Spencer.

Les cadets Jennifer Volpé et Nick Fairbairn estiment qu'ils reçoivent la formation nécessaire pour exercer, d'ici quelques mois, le métier de policier.

D'après un reportage de François Pierre Dufault

Nouveau-Brunswick

Prévention et sécurité