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La riposte contre Ebola ralentie après le meurtre d'un infirmier congolais

Des travailleurs de la santé ajustent leur équipement avant d'entrer dans une pièce où l'on soupçonne un bébé d'être mort d'Ebola en RDC.
Dans la région de Beni, la résistance de la population rend notamment difficile le travail du personnel de santé. Photo: Reuters / Goran Tomasevic
Agence France-Presse

Une grève des infirmiers ralentit la riposte contre la maladie à virus Ebola, trois jours après l'assassinat de l'infirmier en chef d'un village de l'est de la République démocratique du Congo (RDC), où les résistances locales vis-à-vis du personnel médical rendent difficile la lutte contre l'épidémie, a-t-on appris vendredi d'un responsable local.

« Des assaillants armés d'arc et de flèches ont enlevé mardi l'infirmier titulaire du centre de santé du village de Vuhovi, dans le Nord-Kivu, et son épouse. Ils l'ont conduit dans la brousse puis l'ont tué devant son épouse », a déclaré à l'AFP Paluku Sikumbili, chef de la localité de Bashu près de Butembo, considéré comme l'épicentre d'Ebola.

« À cause de ce meurtre, les infirmiers ont décrété une grève sèche qui affecte les activités de la riposte contre Ebola ici à Vuhovi », a déploré M. Sikumbili.

« Ces deux derniers jours, il y a eu une baisse dans le suivi des contacts à Vuhovi en raison du deuil du personnel de santé et des relais communautaires suite à l'enlèvement et l'assassinat de l'infirmier titulaire du centre de santé Bisongo par un groupe de personnes non identifiées », explique de son côté le ministère de la Santé dans son bulletin daté de jeudi.

La 10e épidémie d'Ebola dans deux provinces du Congo, le Nord-Kivu et Ituri, a été déclarée le 1er août dernier. Elle est actuellement maîtrisée dans la région de Beni, selon le ministère de la Santé.

L'épidémie a déjà fait 531 décès et 853 cas, dont 788 sont confirmés et 177 sont considérés comme suspects et en cours d'investigation, d'après le dernier bilan des autorités sanitaires.

Dans la région de Beni, en proie à des massacres attribués à des miliciens du groupe ougandais musulman Forces démocratiques alliées (ADF), la résistance de la population et l'insécurité ont rendu difficile le travail des agents chargés d'éradiquer l'épidémie.

International