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Trans Mountain : la ministre McKenna plaide la difficile transition énergétique

Mme McKenna a répété que son gouvernement a pris beaucoup de mesures pour protéger les orques.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

« L'économie et l'environnement vont de pair », a expliqué vendredi Catherine McKenna, ministre fédérale de l'Environnement, quelques heures après le dévoilement du rapport de l'Office national de l'énergie (ONE) qui privilégie l'apport économique du pipeline Trans Mountain.

L’ONE reconnaît toutefois des effets environnementaux importants du projet sur une population d’épaulards menacés sur les côtes de la Colombie-Britannique.

Ce rapport, salué par certains et décrié par d’autres, met toutefois la ministre fédérale de l'Environnement, Catherine McKenna, dans une situation inconfortable.

En entrevue à l'émission 24/60, Mme McKenna a eu bien du mal à expliquer sa position comme membre du gouvernement par rapport à ce rapport d’un office de l’énergie qui a pris le parti de l’oléoduc, alors qu’elle est censée défendre l’environnement.

Mme McKenna a répété que son gouvernement a pris beaucoup de mesures pour protéger les orques.

La ministre a également précisé que le rapport de l’ONE n’est qu’une étape. Des consultations doivent être entamées avec les peuples autochtones avant de prendre une décision.

« Nous devons faire cela d’une bonne manière », a répété Catherine McKenna.

L’apport économique

Reprenant l'argumentaire de son gouvernement, la ministre de l’Environnement a fini par admettre qu’il y a « beaucoup d’emplois liés à ce projet à travers le pays ».

Ils [les Canadiens] veulent qu’on soit ambitieux, mais qu’on soit conscients des emplois, qu’on doit accroître notre économie.

Catherine McKenna, ministre fédérale de l’Environnement

« C’est une transition énergétique », a ajouté Catherine McKenna. « Nous éliminons le charbon, nous faisons des investissements dans l’énergie renouvelable, nous investissons dans le transport en commun et les technologies propres ».

Répondant à ses détracteurs, la ministre a reconnu que son rôle est difficile.

« Il y a des gens d’un côté qui ne veulent pas de développement; il y a des gens de l’autre côté qui ne veulent pas de progrès sur les changements climatiques », a-t-elle souligné.

La ministre, qui déplore les tentatives de polarisation du sujet, a affirmé qu’elle parlait aux Canadiens chaque jour des petites et grandes entreprises, aux fermiers en passant par les universitaires. « Ils veulent qu’on fasse ça d’une manière intelligente », a-t-elle insisté.

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