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Un autre désistement à la commission parlementaire sur la réforme de l'immigration

Simon Jolin-Barrette debout à l'Assemblée nationale, aux côtés du premier ministre François Legault et du ministre François Bonnardel, qui sont assis.

Le projet de loi du ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, a été déposé il y a moins d’un mois, le 7 février.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

Le processus de consultation entourant le projet de loi 9 sur l'immigration du gouvernement Legault connaît d'autres ratés. Après le désistement notamment du Barreau du Québec et de la CSN, le Conseil interprofessionnel du Québec (CIQ), qui chapeaute les 46 ordres professionnels de la province, a annoncé vendredi qu'il était dans l'impossibilité de se présenter à la date prévue pour lui, le 27 février.

Dans une lettre envoyée à la présidente de la commission parlementaire, la députée MarieChantal Chassé, le CIQ déplore ne pas pouvoir intervenir dans le cadre de l’étude du projet de loi, notamment pour discuter de « la réalité des professionnels formés à l’étranger et de la question de la reconnaissance des diplômes ».

« C’est avec regret que nous vous communiquons cette décision alors que nous avions informé le secrétariat de la commission dès le 14 février que nous n’étions pas disponibles à cette date, soit avant l’envoi des convocations et l’ajout d’une série d’intervenants qui seront entendus par la Commission le 28 février. Nous déplorons que cette information n’ait pas été considérée dans la planification finale de l’horaire d’audition », affirme le CIQ.

L’organisme, qui rédige actuellement un mémoire, dit tout de même espérer pouvoir se faire entendre « si la Commission devait étendre les plages disponibles pour les consultations particulières ou si une place se libère pour la séance du 28 février ».

Des annulations qui s’accumulent

La consultation, qui doit durer quatre jours, devait commencer jeudi matin. Elle n’a finalement débuté qu’en milieu d’après-midi, faute de participants.

Le Barreau du Québec et la CSN, qui devaient être les premiers à se faire entendre, ont finalement préféré passer leur tour, prétextant ne pas avoir suffisamment de temps pour préparer leur mémoire. La CSN a entre autres appris seulement mercredi qu'elle était invitée à se présenter le lendemain.

Pour les mêmes raisons, plusieurs autres intervenants se sont eux aussi désistés au cours des derniers jours ou ont demandé de témoigner à une date ultérieure.

Le projet de loi du ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, a été déposé il y a moins d’un mois, le 7 février. L’opposition libérale a d’ailleurs dénoncé ce court délai, estimant que le gouvernement Legault n'a pas respecté la période de temps habituelle prévue entre le dépôt d'un projet de loi et la commission parlementaire qui y est rattachée, ce qui met, selon elle, les organismes qui doivent y participer dans une position intenable.

Le projet de loi du ministre Jolin-Barrette inclut l'annulation de 18 000 dossiers d’immigration en attente de traitement et propose une réforme dans la sélection des candidats à l'immigration, pour mettre de l’avant l'arrimage entre les habiletés professionnelles et les besoins du marché du travail québécois.

L'annulation de milliers de dossiers en attente fait l'objet d'une demande d'injonction, déposée par l'Association des avocats et des avocates en droit de l'immigration, qui était entendue vendredi en Cour supérieure.

Avec les informations d'Alex Boissonneault et de La Presse canadienne

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