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Oscars : 5 moments de malaise pour se rappeler qu’un animateur ne garantit pas un succès

Jimmy Kimmel ouvre la 90e cérémonie des Oscars.
Jimmy Kimmel, lors de la 90e cérémonie des Oscars Photo: Getty Images / Kevin Winter
Angie Landry

Ce sera la première fois en 30 ans que la cérémonie des Oscars sera diffusée sans animateur, ce dimanche, ce qui a causé une petite commotion chez nos voisins du sud. Mais est-ce que l'animation d'un gala aussi prestigieux est nécessairement gage de réussite?

Voici cinq moments de malaise qui nous prouvent (un peu) qu’avoir un hôte pour les Oscars ne rime pas toujours avec « succès ».

1. David Letterman, 1995

Le populaire animateur de Late Show with David Letterman a beau avoir réussi à devenir une légende de la télé américaine lorsqu’il était autrefois à la barre de son émission, il est devenu une légende pour de moins bonnes raisons avec l’animation de la soirée des Oscars en 1995.

En 2015, le magazine The Atlantic a même souligné le 20anniversaire de cette cérémonie qui est restée dans les annales avec un papier intitulé The Night David Letterman Bombed the Oscars (La soirée où David Letterman a bombardé les Oscars). Rien de moins.

Il serait donc difficile de pointer tous les malaises de cette soirée.

On vous propose donc de regarder dès le début cette vidéo ci-bas.

 2. James Franco et Anne Hathaway, 2011

Il a remporté un Golden Globe en 2018 pour son rôle dans The Disaster Artist.
Elle a gagné l’Oscar pour son rôle de soutien pour Les misérables en 2013.

Ils sont de très bons acteurs.
Mais pas de très bons animateurs.

Si vous souhaitez dormir, regardez James Franco.
Si vous voulez plutôt un coach de vie, regardez Anne Hathaway.

 3. Chevy Chase, 1988

L’acteur et humoriste Chevy Chase, qu’on connaît inévitablement pour le classique Le sapin a des boules (National Lampoon's Christmas Vacation), était à la barre de la 60cérémonie du plus prestigieux gala de cinéma au monde.

Marqué par la grève des scénaristes de la même année, Chase a maladroitement ouvert le gala en disant : « Good evening, Hollywood phonies! » (Bonsoir, les charlatans d’Hollywood!)

À visionner à partir de 9 minutes 43 secondes.

 Disons que les réactions dans la foule sont… partagées.

4. Walter Matthau, Liza Minnelli, Dudley Moore et Richard Pryor, 1983

Inévitablement, le quatuor est l’incarnation même d’un groupe d’étudiants qui fait un travail d’équipe à l’université.

Alors que Liza Minnelli est préparée, a clairement fait ses devoirs et est « sur son X », ses comparses, eux, arrivent à la soirée un peu comme s'ils étaient en fin de session.

À visionner environ à partir de 5 minutes 30 secondes, pour voir à quel point ses acolytes sont aussi à l'aise qu'elle en termes d'animation chantée.

 5. Seth MacFarlane, 2013

Les producteurs n’ont manifestement pas appris de leurs erreurs de 2011 puisqu’ils ont encore une fois tenté de rajeunir leur auditoire en faisant appel à Seth MacFarlane.

Le créateur de Family Guy a enchaîné les malaises, débutant avec un numéro chanté sur les actrices et la nudité, pour poursuivre avec des blagues parfois déplacées, souvent simplement mauvaises, le tout livré avec son air de jeune premier arrogant et autosuffisant.

Tristement, le compte YouTube officiel des Oscars semble ne pas garder de traces de la soirée de son animateur, seulement les segments des gagnants.

En bonus : Jimmy Kimmel, 2017 (même si ce n’est pas son erreur)

Kimmel est le premier à animer les Oscars deux années de suite depuis Billy Crystal en 1997 et 1998. Un exploit malgré l’incroyable quiproquo lors de la fin du gala en 2017, lorsque Moonlight est finalement sacré meilleur film après qu’on ait applaudi et accueilli toute l’équipe de La La Land.

Bon, ce n'est pas l'erreur de Kimmel, mais à l'approche de la cérémonie, on peut se demander quelle sera la prochaine surprise des Oscars.

À visionner à partir de 3 minutes 48 secondes si vous avez le cœur de regarder le visage des gens changer sans avoir la bouche ouverte.

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