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Manque criant de produits d’hygiène menstruelle dans les refuges de Toronto

Des tampons et des serviettes hygiéniques
Des tampons et des serviettes hygiéniques Photo: iStock
Radio-Canada

Des bénévoles, activistes et représentants d'organismes se sont réunis vendredi à Toronto pour établir une stratégie afin de financer des produits d'hygiène menstruelle dans les refuges et les centres de jour de la ville.

Les refuges de Toronto dénoncent un manque criant de ces produits dans leurs établissements.

Selon un sondage de l’organisme Period Purse, 91% des femmes qui fréquentent les refuges et les centre d’aide n’ont pas accès à des tampons ou serviettes hygiéniques.

Les organismes réunis disent avoir du mal à couvrir les coûts des fournitures et doivent compter sur des dons. C’est pourquoi ils demandent au conseil municipal des sommes d’argent supplémentaires.

Bénévole auprès de Period Purse, Chloë Hill ne se cache pas que les produits d’hygiène féminine ne sont pas une priorité dans les budgets des organismes.

L’argent qui est reçu par les centres et les refuges est un montant qui est réparti sur divers services, comme la nourriture, le linge et les besoins sanitaires, explique-t-elle. Les produits sanitaires ne sont pas la plus haute priorité pour ce centre.

Une aide financière de la Ville de Toronto?

La conseillère du quartier 13 de Toronto, Kristyn Wong-Tam, se dit sûre que la Ville puisse appuyer les organismes pour l’achat de produits d’hygiène féminine. Mme Wong-Tam, qui a participé à la rencontre vendredi, entend soumettre une demande au conseil.

Ce n’est pas beaucoup d’argent pour avoir une solution pour les centres d’aide et les centres de refuges, explique Lisa Hoffman, employée du bureau de la conseillère Wong-Tam. Donc ce n’est pas beaucoup d’argent pour avoir des produits menstruels.

Si la demande est acceptée au conseil municipal, les organismes auront un autre défi de taille : convaincre les usagères d’utiliser ces produits. Les organisations estiment que les femmes n’osent pas les demander, puisqu'elles érpouvent une certaine gêne.

Avec les informations de Rose St-Pierre

Toronto

Pauvreté