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Pommes de terre : la question des puits à grande capacité divise toujours à l'Î.-P.-É.

Pommes de terre dans un champ.
La production de pommes de terre à l’Île-du-Prince-Édouard a connu une baisse de 8 % en 2018, selon Statistique Canada. Photo: Getty Images / branex
Radio-Canada

Des centaines d'agriculteurs se sont réunis cette semaine à Charlottetown pour une conférence sur la pomme de terre. La question des puits à grande capacité était sur bien des lèvres.

La production de pommes de terre à l’Île-du-Prince-Édouard a connu une baisse de 8 % en 2018, selon Statistique Canada.

Les changements climatiques sont un défi majeur pour l’industrie. Les cultures sont en particulier affectées par les étés secs et les longues périodes de sécheresse.

Peu importe la condition de votre champ, les pommes de terre ont besoin d’eau et elles n’en reçoivent pas assez quand elles en ont besoin, dit Ray Keenan, l’un des agriculteurs de l’Île-du-Prince-Édouard rencontrés en marge de la conférence qui s’est déroulée mardi et mercredi.

L’irrigation de ses champs est sa préoccupation principale, dit-il.

Des effets négatifs sur les réserves d'eau et sur l'environnement

L’Île-du-Prince-Édouard a un moratoire sur l’installation de nouveaux puits à haute capacité depuis 2002. Ce genre de puits peut extraire au moins 200 litres d’eau par minute.

L'Île-du-Prince-Édouard reçoit toute son eau de puits. Les opposants aux puits à haute capacité pour l’irrigation des cultures redoutent qu’ils affectent à la fois la quantité et la qualité des réserves d'eau de la province. Leur utilisation, disent-ils, pourrait aussi avoir des conséquences irréparables sur les écosystèmes et sur l'habitat de nombreuses espèces de poissons.

L’agriculteur Ray Keenan pense quant à lui que les coûts associés à cette pratique sont un facteur dont il faut tenir compte. Irriguer coûte cher, avance-t-il. Ça coûte cher de pomper de l’eau, et les gens vont seulement utiliser ce dont ils ont besoin.

Ray Keenan.L'agriculteur Ray Keenan. Photo : Radio-Canada / CBC / Sarah MacMillan

Mais ce ne sont pas que des entreprises agricoles familiales qui évoquent la question. De grandes entreprises commes les Fermes Cavendish, qui appartiennent à Irving, font pression sur le gouvernement provincial depuis de nombreuses années pour que soit levé ce moratoire.

Mark Stalham, l’un des conférenciers invités cette semaine, affirme que d’ici 2050, les besoins en eau pour la culture de pommes de terre auront augmenté de 20 %.

Mais M. Stalham n’est pas certain des impacts environnementaux d’une plus grande utilisation des ressources hydrauliques pour cultiver la pomme de terre. Il sera important, juge-t-il, d’avoir des avis scientifiques sur la question.

Avec les informations de CBC

Île-du-Prince-Édouard

Agriculture