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Les sexologues du Québec veulent un titre pour leur profession en éducation

Des élèves lèvent la main dans une classe.

Des élèves lèvent la main dans une classe.

Photo : iStock

Fanny Samson

L'Association des sexologues du Québec (ASQ) demande au gouvernement de reconnaître leur profession dans le milieu de l'éducation. Ces professionnels doivent postuler à des emplois de conseiller pédagogique et d'agent de développement, ou travailler comme contractuel.

« Une commission scolaire qui voudrait embaucher un sexologue [...] pour avoir des tâches de nature sexologiques ne pourrait pas le faire à ce stade-ci », déplore Annie Caron, vice-présidente de l’association et responsable du dossier éducation à la sexualité en milieu scolaire.

Des sexologues se sont d’ailleurs réunis vendredi à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) pour faire le point sur la situation.

La sexologue et psychothérapeute rappelle que le titre de sexologue est un titre protégé par un ordre professionnel.

« C’est aussi une façon de protéger les élèves et s’assurer que le contenu qui est rendu est fait de la bonne façon en conformité avec leur niveau de développement », précise-t-elle, faisant référence au nouveau programme d’éducation à la sexualité.

La création du titre d’emploi de sexologue dans le milieu de l’éducation est un élément important. C’est un dossier sur lequel on travaille depuis déjà un moment.

Annie Caron, vice-présidente de l’Association des sexologues du Québec

Rôle des sexologues

Depuis des mois, les sexologues demandent au gouvernement de solliciter leur collaboration dans l’enseignement des apprentissages obligatoires dans les écoles primaires et secondaires du Québec.

La vice-présidente souligne d’ailleurs que certains enseignants étaient réfractaires à l’idée d’ajouter l’éducation à la sexualité à leur programme déjà chargé.

« On comprend le malaise quand on n’est pas formés pour aborder des sujets aussi sensibles, aussi intimes [...] On est formés, on a le savoir-faire pour aborder ces situations qui sont très délicates par moment », lance-t-elle.

Selon Annie Caron, la création du titre d'emploi pourrait faciliter l'implantation du programme dans les écoles de la province.

« Si on a la création du titre, on aurait des sexologues qui pourraient se promener d’une école à une autre, être responsables des apprentissages obligatoires, ce qui pourrait libérer les enseignants de cette tâche-là, qui pour plusieurs est un peu malaisante. »

Une classe dans une école primaire

Une classe dans une école primaire

Photo : Radio-Canada

Ouverture

Annie Caron a bon espoir que le titre d’emploi sera reconnu au cours des prochains mois. Elle sent une certaine ouverture.

Par contre, il faudrait que le ministère de l’Éducation prévoie des budgets afin de déployer ces ressources dans les écoles, indique-t-elle.

Même au niveau du ministère, on comprend que c’est un sujet qui est sensible.

Annie Caron, vice-présidente de l’Association des sexologues du Québec

L’Association des sexologues du Québec affirme avoir des rencontres prévues avec la Fédération des professionnels du milieu de l'éducation sur la reconnaissance de leur titre.

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