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Un père incestueux plaide coupable

Affiche du Palais de Justice de Québec, printemps 2016
palais de Justice de Québec Photo: Radio-Canada / Carl Boivin
Yannick Bergeron

Un homme de 57 ans a reconnu timidement avoir eu des contacts sexuels avec son garçon de 12 ans et l'ami de celui-ci au cours d'un jeu de « vérité ou conséquence ».

Le père de la région de Portneuf, qu'on ne peut identifier pour protéger les victimes, couchait au sous-sol de la résidence familiale alors qu'il était en instance de séparation de la mère de ses enfants.

Alors qu'un de ses fils avait invité un ami à passer la nuit avec lui au sous-sol, au printemps 2018, le père a organisé un jeu les impliquant.

Sur des bouts de papier, il avait indiqué des gestes sexuels à réaliser.

Les deux ados ont ainsi des contacts sexuels, entre eux, et aussi avec le père, allant de la masturbation à des fellations.

Pendant la soirée, l'ami du fils a appelé ses parents, prétextant un mal de tête, pour retourner coucher chez lui. Selon le récit du procureur de la poursuite, Me Michel Bérubé, le garçon a éclaté en sanglots en retrouvant sa mère, lui disant avoir participé à un jeu de vérité et conséquence.

Il a qualifié les conséquences de « vraiment bizarres », avant de confirmer à sa mère la véritable nature des gestes.

Ses parents ont alors immédiatement alerté la police qui n'a pas eu à chercher le suspect très longtemps.

« Je m'écoeure moi-même »

Le père s'était rendu dans le stationnement du poste de la Sûreté du Québec de Pont-Rouge, d'où il a appelé le 911 en tenant des propos suicidaire.

« J'ai joué aux fesses avec mon gars de 12 ans. Je m'écoeure moi-même », a déclaré le quinquagénaire, lorsque les policiers sont allés à sa rencontre.

Le père a avoué ses crimes et même plus, en avouant avoir consulté de la pornographie juvénile dans les mois qui ont précédé son passage à l'acte, ce qui lui a valu une accusation supplémentaire.

L'homme de 57 ans qui est en liberté sous condition reviendra devant le tribunal à l'automne pour la détermination de sa peine.

D'ici là, il devra se soumettre à une évaluation sexologique pour déterminer l'ampleur de sa déviance.

Québec

Crime sexuel