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Jussie Smollett, accusé d'avoir inventé une agression, écarté de la série Empire

L'acteur vedette de la série <em>Empire</em> Jussie Smollett.
L'acteur vedette de la série Empire Jussie Smollett Photo: Getty Images / Theo Wargo
Radio-Canada

L'acteur américain Jussie Smollett, accusé d'avoir inventé une agression homophobe et raciste pour faire avancer sa carrière, sera retiré des deux derniers épisodes de la saison actuellement diffusée de la série Empire, ont annoncé vendredi les producteurs.

Cette série produite par Fox a permis à Jussie Smollett, un acteur et chanteur noir de 36 ans, ouvertement homosexuel, d'acquérir une certaine notoriété aux États-Unis.

Depuis l'arrestation de l'acteur pour le dépôt d’une fausse plainte et sa libération sous caution en attendant son procès, Fox semble prendre ses distances avec celui que la police de Chicago accuse d'avoir « exploité la douleur et la colère du racisme pour promouvoir sa carrière ».

Les producteurs de la série ont annoncé dans un communiqué avoir décidé d'enlever le personnage joué par Jussie Smollett des deux derniers épisodes de la saison 5 d'Empire, actuellement diffusée, dans le but d'éviter davantage de perturbations sur le plateau.

Avenir incertain pour Smollett

On ne sait pas encore si l'acteur reviendra dans une prochaine saison.

Les évènements des dernières semaines ont été émotionnellement très éprouvants pour nous tous, précisent les producteurs, ajoutant que M. Smollett était « un membre important de la famille Empire  ».

Selon ce que rapportent certains médias américains, Jussie Smollett pourrait écoper d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison s'il est reconnu coupable.

Ce dernier a porté plainte à la fin du mois de janvier, affirmant avoir été agressé par deux individus masqués dans le centre de Chicago, qui l'auraient abreuvé d'insultes racistes et homophobes avant de le frapper.

Il avait prétendu qu'une corde avait été enroulée autour de son cou et qu'une substance chimique avait été versée sur lui. Il avait aussi assuré que l'un des assaillants avait crié « Nous sommes en pays MAGA », une référence au slogan de campagne du président américain Donald Trump (Make America Great Again).

Avec les informations de Agence France-Presse

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