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Quel avenir pour le CISSS de l'Outaouais?

Le nom du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais est inscrit sur un mur.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Dans la foulée de deux départs au sein de la haute direction du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais, certains intervenants de la Vallée-de-la-Gatineau espèrent que ce changement de garde amènera une meilleure communication avec les régions rurales et une décentralisation de certaines fonctions vers le reste de l'Outaouais.

Gilbert Whiteduck est coordonnateur de traitement au Centre Wanaki, un établissement qui vient en aide aux personnes autochtones aux prises avec des problèmes de dépendance à Kitigan Zibi.

Il a fait partie du conseil d’administration du CISSS de l’Outaouais pendant trois ans, mais a récemment quitté ses fonctions, insatisfait du fonctionnement du CA.

J’ai vu un peu comment ça fonctionnait. Et puis il y a quelques mois, j’avais décidé de quitter le conseil d’administration, parce que je voyais à ce moment-là qu’il y avait un manque de communication, de mon point de vue au niveau du conseil d’administration, relate-t-il.

Quand on a été nommé au conseil d’administration, on nous disait qu’on n’avait pas le droit — même si on venait de région — d’avoir des contacts avec des organismes dans les régions pour être à l’écoute

Gilbert Whiteduck, coordonnateur de traitement au Centre Wanaki
Un homme répond aux questions d'une journaliste dans son bureau.

Gilbert Whiteduck a fait partie du conseil d’administration du CISSS pendant trois ans.

Photo : Radio-Canada

Avec les départs coup sur coup du président directeur général du CISSS, Jean Hébert, et celui de la présidente du conseil d’administration, Lucie Lalonde, de nombreux intervenants de la Vallée-de-la-Gatineau, dont M. Whiteduck, espèrent que les échanges avec les milieux ruraux vont s’améliorer.

Il y avait un manque de communication, beaucoup de choses ont été retirées des régions. Il y a de grands besoins, il y a de grandes lacunes. Alors maintenant, j’espère [que les membres de la direction] vont être bien plus à l’écoute, souhaite-t-il.

Pour la préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, Chantal Lamarche, le congédiement de M .Hébert plus tôt cette semaine est un signe que la voix de l’Outaouais rural commence à se faire entendre.

Une femme en entrevue devant une rue où des voitures circulent

La préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, Chantal Lamarche, demande la destitution du PDG du CISSS de l'Outaouais, Jean Hébert.

Photo : Radio-Canada / Jacques Corriveau

On est très optimiste dans la Vallée-de-la-Gatineau parce qu’on a été écouté, souligne celle qui a notamment demandé la destitution de l’ancien PDG à la fin de 2018.

Malgré son optimisme, Mme Lamarche se dit quand même prudente pour la suite des choses, car elle veut s’assurer que les recommandations de l’accompagnateur spécial du CISSS soient bel et bien mises en place.

Je pense que cette décision-là va rétablir le lien de confiance parce que ça n’existait plus du tout, pense quant à elle Agathe St-Amour, présidente de la Chambre de commerce de Maniwaki et de la Vallée-de-la-Gatineau. Au-delà de l’écoute et de la confiance, elle souhaite voir un rapatriement de certaines fonctions et de certains postes vers sa région.

Une femme répond aux questions d'une journaliste dehors en hiver.

Agathe St-Amour, présidente de la Chambre de commerce de Maniwaki et Vallée-de-la-Gatineau.

Photo : Radio-Canada

C’est la masse salariale qu’on a perdue. Combien de postes ont été coupés, ont été rapatriés à Gatineau? C’est énorme, indique Mme St-Amour.

Avec les informations de Laurie Trudel

Ottawa-Gatineau

Établissement de santé