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Cannabis : Montigny et Porlier appuient le président de l’UMQ

Marijuana
Marijuana Photo: Getty Images
François Robert

Les maires de Baie-Comeau et de Sept-Îles joignent leur voix à celle du président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) pour rappeler au ministre délégué à la Santé, Lionel Carmant, que 20 millions de dollars avaient été promis aux municipalités par l'ancien gouvernement pour les aider à composer avec la légalisation du cannabis.

Lors de son passage cette semaine à la Commission parlementaire qui étudie le projet de loi resserrant l’encadrement du cannabis, le président de l’UMQ, Alexandre Cusson, a réclamé au ministre Carmant le paiement rapide des montants aux municipalités.

Le ministre délégué à la Santé, Lionel Carmant révèle des statistiques sur l'âge et la consommation du cannabis aux consultations publiques sur le projet de loi visant à faire passer de 18 à 21 ans l'âge légal pour consommer cette drogue.Le ministre délégué à la Santé, Lionel Carmant, aux consultations publiques sur le projet de loi visant à faire passer de 18 à 21 ans l'âge légal pour consommer cette drogue. Photo : Radio-Canada

C’est plus qu’une promesse de M. Leitao, c’est un engagement inclus dans le budget du Québec pour 2018-2019 alors pour nous il faut régler ça rapidement, il reste à peine plus d’un mois à l’année financière gouvernementale, précise Alexandre Cusson.

Pour le maire de Baie-Comeau, Yves Montigny, le paiement des 20 millions inclut dans le budget de l'ancien ministre des Finances Carlos Leitao est un minimum et le gouvernement caquiste pourrait verser plus après la négociation.

Carlos LeitaoL'ancien ministre des Finances, Carlos Leitao, avait promis de verser 20 millions aux municipalités dans ce dossier. Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

C’est clair qu’il y a une partie des montants des profits générés par la vente de cannabis qui doit aller aussi aux gouvernements de proximité parce que l’on se retrouve concrètement sur le terrain, les villes, à gérer certaines problématiques, à gérer cette situation; alors on veut qu’il y ait des sous qui se rendent le plus près possible du service aux citoyens, c’est ça le principe d’un gouvernement de proximité , insiste Yves Montigny.

Un étalage de produit du cannabis dans une succursale de la SQDC.Des produits à l'intérieur d'une succursale de la SQDC. Photo : Radio-Canada

En fait, c'est 62 millions sur deux ans, 20 millions à titre de transfert inconditionnel et 42 millions au niveau de la Sécurité publique, ça correspond au tiers des revenus. C'est ce qu'on a réclamé. Ça, c'est pour deux ans et après deux ans on sera mieux en mesure d'évaluer les recettes réelles pour chacun des paliers de gouvernement, remet en contexte Alexandre Cusson.

Alexandre Cusson, président de l'UMQAlexandre Cusson, président de l'UMQ Photo : Radio-Canada

Ensuite, on pourra s'assurer que notre demande initiale, c'est-à-dire le tiers des revenus pour chacun des paliers, puisse être respectée, poursuit Alexandre Cusson.

Reddition de comptes

Les maires de Baie-Comeau et Sept-Îles insistent aussi pour dire au gouvernement qu’il ne doit pas imposer une reddition de compte lourde en lien avec ces montants.

L’évaluation précise des coûts, c’est difficile à faire, mais c’est certain que si l’on tombe dans une affaire de reddition de compte à n’en plus finir ça ne fera pas de sens non plus étant donné les sommes en jeu, analyse Réjean Porlier.

Réjean Porlier, maire de Sept-ÎlesRéjean Porlier, maire de Sept-Îles Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Selon le maire Porlier, les montants seront peu élevés surtout pour les petites municipalités.

Autonomie des municipalités

Yves Montigny souligne également que le projet de loi dans sa forme actuelle ne respecte pas suffisamment l’autonomie des villes en ce qui a trait à la détermination des endroits où il sera permis de consommer, selon lui et le président de l’UMQ,.

L’enjeu, c’est le respect de l’autonomie des municipalités. Les municipalités ont la capacité de réglementer, de faire leurs propres choix s’ils veulent qu’il y ait de la consommation ou pas sur les trottoirs, dans certains stationnements, dans certains endroits, c’est la "job" des élus municipaux qui sont le plus près possible du service aux citoyens, insiste Yves Montigny.

M. Legault était d’accord avec ça en campagne électorale, sur la question des gouvernements de proximité; il nous l’a dit clairement aux assises de l’UMQ. Maintenant, l’enjeu, c’est le respect de l’autonomie des municipalités.

Yves Montigny, maire de Baie-Comeau
Le maire de Baie-Comeau, Yves Montigny, porte une chemise à carreaux sous un veston bleu marine.Le maire de Baie-Comeau, Yves Montigny. Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

À Baie-Comeau, on l’a fait correctement. On a pris la peine de faire plusieurs consultations pour s’assurer d’avoir vraiment le pouls de nos citoyens.

Yves Montigny, maire de Baie-Comeau

Si le projet de loi est adopté dans sa forme actuelle, il ne serait par exemple plus possible pour des locataires de Baie-Comeau de fumer du cannabis sur certains trottoirs à l’extérieur du centre-ville, comme le prévoit le règlement adopté par les élus de Baie-Comeau.

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