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Des empreintes d’un dimétrodon découvertes à l’Île-du-Prince-Édouard

Illustration du squelette de l'animal
Le dimétrodon avait une grande voilure dorsale. Photo: CBC/Isabella Zavarise
Radio-Canada

Une série d'empreintes découvertes en mai 2018 dans le parc national de l'Île-du-Prince-Édouard sont celles d'une anciennes espèce éteinte connue sous le nom de dimétrodon.

Les dimétrodons étaient de grands reptiles carnivores qui vivaient dans des marais et des forêts durant la période permienne, il y a environ 290 millions d’années. Ils sont considérés comme étant des ancêtres des mammifères terrestres.

Laura MacNeil, qui a de l’expérience en géologie, est tombée sur ces empreintes tandis qu’elle cherchait des fossiles. Elles ont environ la même taille que ses propres mains, dit-elle, et elles ressemblent un peu à une main humaine qui n’aurait pas de pouce.

Lorsqu’elle a découvert les empreintes, précise-t-elle, elle les a examinées pendant une bonne demi-heure. En science, rappelle-t-elle, il faut douter de tout et ne pas faire de conclusions hâtives.

Après son examen des empreintes, Laura MacNeil a rapidement informé de sa découverte les autorités provinciales. Ces dernières ont à leur tour informé Parcs Canada et John Calder, géologue à l’Université Saint Mary's, à Halifax.

John Calder confirme que les empreintes sont celles d’un dimétrodon. Cette espèce vivait 100 millions d’années avant les dinosaures. C’est le premier exemple de ce genre d’empreinte à l’Île-du-Prince-Édouard, dit-il.

Laura Macneil, souriante, devant le rocher aux empreintes fossiliséesLaura MacNeil a découvert les empreintes sur ce rocher à Cavendish en mai 2018. Photo : CBC/Isabella Zavarise

Un fermier de l’Île-du-Prince-Édouard avait découvert une mâchoire fossilisée de dimétrodon en creusant un puits dans la région de French River, au 19e siècle.

Les empreintes sont aussi importantes, explique John Calder. Quand on trouve des os fossilisés, ce sont ceux d’animaux morts, mais les empreintes fossilisées ont été laissées par des animaux qui étaient vivants à ce moment. Elles illustrent comment ces animaux marchaient et où ils se déplaçaient.

Des fossiles se trouvent aux quatre coins de l’Île-du-Prince-Édouard, mais ces empreintes sont particulièrement importantes. Elles confirment que la province recèle certains des meilleurs vestiges au pays de la période du permien.

D’autres fossiles de cette période ont aussi été mis au jour en Allemagne et aux États-Unis.

L’Île-du-Prince-Édouard est de classe mondiale en matière de fossiles et la plupart des gens ne le savent pas, estime John Calder.

D’autres scientifiques vont étudier les empreintes à leur tour, ajoute Laura MacNeil. Elle espère qu’elles seront exposées au public dans le parc national dès cet été.

Avec les renseignements d’Isabella Zavarise, de CBC

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