•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Lock-out à l'ABI : le syndicat demande l'arbitrage

Des employés en lock-out manifestent devant l'Aluminerie de Bécancour.
Le conflit de travail à l'ABI dure maintenant depuis un an. Mille trente employés sont en lock-out depuis le 11 janvier 2018. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le Syndicat des métallos, qui représente les travailleurs de l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI), veut demander l'arbitrage pour mettre fin au lock-out qui perdure depuis 13 mois.

Lors de l'assemblée syndicale prévue pour samedi, le syndicat demandera à ses membres de lui donner le mandat de réclamer que son différend avec la partie patronale soit rapidement soumis à un arbitre.

L'arbitre, désigné par Québec, définirait le contenu de la nouvelle convention collective qui serait proposé aux deux parties. La partie patronale doit toutefois consentir elle aussi au processus.

Le syndicat mentionne qu'il a pris cette décision à la suite d'une rencontre avec le ministre du Travail, Jean Boulet, jeudi. Après s'être entretenu avec les deux parties, le ministre a pour sa part affirmé qu'il allait soumettre une hypothèse de règlement d'ici une dizaine de jours.

Il souligne cependant que si les deux parties y consentent, il nommera un arbitre.

Par courriel, Alcoa déclare de son côté : L'arbitrage ne sécurisera pas l'avenir d'ABI. Les processus alternatifs ne sont pas les solutions appropriées pour résoudre le conflit.

L'entreprise ajoute qu'elle communiquera avec le syndicat dans les prochains jours pour discuter des prochaines étapes.

Des travailleurs d'Alma manifestent leur appui

Une vingtaine de membres du Syndicat des métallos de l'aluminerie d'Alma montrent leur soutien à leurs collègues de l'Aluminerie de Bécancour inc. Ils ont installé vendredi matin des banderoles où l'on peut notamment lire « Alcoa appauvrit le Québec » sur le viaduc Jean-XXIII à Trois-Rivières.

Les syndiqués veulent mettre de la pression sur le gouvernement Legault. Ils dénoncent l’inaction du gouvernement au sujet des tarifs préférentiels d’électricité dont bénéficie l’ABI depuis le début du conflit. Hydro-Québec a dévoilé cette semaine que cette clause avait fait perdre 165 millions de dollars en profits à la société d'État depuis le début du lock-out, en janvier 2018.

« Alcoa s’en est jouée de tous. Ils ne négocient pas, pour une simple et bonne raison : ils n’ont pas de pression parce qu’ils bénéficient d’une carte truquée, qui se trouve à être des ententes qui permettent de ne pas avoir à payer l’énergie. Alcoa ne négociera pas tant qu’ils bénéficient de cette carte truquée », martèle le président de la section locale 9490 du Syndicat des métallos, Alexandre Fréchette.

Mauricie et Centre du Québec

Relations de travail