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Fusillade de l'avenue Danforth : victimes et proches pressent Justin Trudeau d'agir

Fusillade de l’avenue Danforth : un appel à l’action
Radio-Canada

Tout comme le Japon et le Royaume-Uni, le Canada devrait bannir les armes de poing, réclame un regroupement de proches de victimes de la fusillade de l'avenue Danforth à Toronto.

Le message était clair, vendredi, alors que le regroupement de près d'une douzaine de personnes tenait un point de presse sept mois après la tragédie qui a fait 2 morts et 13 blessés.

Une dame Noor Samiei a été blessée par balle en juillet dernier, lors de la fusillade de Danforth. Photo : Radio-Canada / Cristopher Mulligan

Visiblement encore sous le choc de ce qu’elle a vécu ce soir-là, Noor Samiei, qui a été blessée lors de la fusillade, a tenu à prendre la parole, pour que les voix des victimes soient entendues.

Je célébrais mon anniversaire avec mes amies. Quatre d’entre nous ne sont pas rentrées à la maison ce soir-là. Mon amie Reese est morte, a raconté avec émotion la jeune femme.

Les proches de victimes critiquent le manque de mesures  prises par les gouvernements contre la violence armée. Ils ont dévoilé une lettre ouverte au premier ministre fédéral, Justin Trudeau, le pressant d'agir.

Maintenant, je veux faire tout ce que je peux pour assurer la sécurité du public.

Noor Samiei, victime de la fusillade de Danforth
Les portraits des deux jeunes fillesLes deux personnes tuées lors de la fusillade du 22 juillet : Julianna Kozis (à gauche) et Reese Fallon (à droite). Photo : Police de Toronto/Facebook

Ce qui nous est arrivé est une tragédie, et nous pensons que le scénario aurait pu être différent si nos mentalités envers la possession d'armes de poing avaient été différentes avant cette soirée fatidique, a déclaré Noor Samie en lisant la lettre.

Le regroupement invite également les Canadiens à signer une pétition qui réclame l’interdiction de posséder une arme de poing au pays.

Certes, cette mesure n’est pas la seule à prendre pour endiguer la violence armée, mais nous croyons qu'elle aura un impact et qu'elle sera efficace, peut-on lire dans la lettre.

Une dame au microphoneQuinn Fallon presse les Canadiens de signer une pétition pour bannir les armes de poing. Photo : Radio-Canada

Quinn Fallon, la soeur d’une des deux jeunes filles tuées, presse les gens de signer cette pétition.

Reese parlait toujours de son avenir à l’Université McMaster, du nombre d’enfants qu’elle voulait, a-t-elle raconté. Nous nous réveillons tous les jours avec une famille incomplète. Je vous demande tous de signer notre pétition pour que cesse cette violence.

Allons-nous apprendre de notre expérience ou allons-nous exprimer notre peine [au prochain drame] et passer à autre chose? En tant que nation, nous valons mieux.

Bannir les armes de poing?

Photo d'un mur en contreplaqué où sont inscrits des dizaines de messages de condoléances.Le mur d'un commerce en rénovation transformé en mémorial sur l'avenue Danforth. Photo : Radio-Canada / Ève Caron

Depuis la fusillade de l'avenue Danforth, le maire de Toronto, John Tory, a pressé le fédéral de permettre à la Ville de bannir les armes de poing, mais le premier ministre Trudeau ne s'est toujours pas mouillé dans le dossier.

Son ministre de la Réduction du crime organisé, Bill Blair, a terminé ses consultations et devrait rendre public son rapport sous peu.

Ken Price, le père d'une victime, a mentionné avoir rencontré le ministre Blair pour lui communiquer l'importance de bannir les armes de poing.

Toronto a connu en 2018 une année record en matière d'homicides.

Le 22 juillet dernier, l'auteur de la fusillade, Faisal Hussain, avait ouvert le feu sur des passants et des clients de restaurants en soirée le long de l'avenue Danforth, une artère populaire auprès des familles, notamment.

Il s'était enlevé la vie après un échange de coups de feu avec des policiers.

Le chef de police de Toronto, Mark Saunders, a par ailleurs annoncé vendredi que l'enquête sur la fusillade est terminée. Des membres du corps policier rencontreront les familles des victimes sous peu, pour leur faire part de quelques éléments de l'enquête.

Toronto

Politique fédérale