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Famille d'accueil, famille de cœur

Peggy Civil sourit à la caméra.

Peggy Civil et sa famille accueillent des jeunes depuis six ans.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Direction de la protection de la jeunesse souhaite recruter de nouvelles familles d'accueil puisque les besoins sont criants, notamment en Outaouais. Portrait de l'une de ces familles, qui a accueilli une quarantaine de jeunes au fil des ans.

Avant même d’être une famille d’accueil, on était une famille de coeur, lance Peggy Civil pour expliquer ce qui a mené sa famille à cette « aventure » qu’est le statut famille d’accueil.

Dans notre petit quartier, les jeunes étaient toujours rendus à la maison, raconte la mère de famille. On avait cette confiance avec les voisins, par exemple lorsque les parents allaient travailler l’été, ils déposaient les jeunes à la maison.

On est devenus une sorte de maison de jeunes.

Une citation de : Peggy Civil, mère de famille d'accueil

Les besoins en matière de familles d'accueil en Outaouais se font sentir notamment pour des places de dépannage d'urgence qui demandent aux familles d'être disponibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, au cas ou un enfant doit être retiré de son milieu, en pleine nuit par exemple, explique Tony Charré, l'adjoint au directeur adjoint du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais.

Tony Charré, adjoint au directeur général adjoint du CISSS de l'Outaouais.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tony Charré, adjoint au directeur général adjoint du CISSS de l'Outaouais.

Photo : Radio-Canada

Il faut avoir à coeur de donner, particulièrement à des jeunes qui vivent des crises en milieu familial, pour être une bonne famille d'accueil, souligne-t-il.

Les besoins sont principalement pour les enfants âgés de 0 à 5 ans et pour les adolescents de 13 à 17 ans. La région compte environ 350 familles d'accueil pour quelque 550 jeunes placés.

Cheminement « organique »

Le cheminement de sa famille vers la vocation a été tout à fait normal et organique, explique la matriarche qui oeuvre depuis six ans à titre de famille d’accueil, accompagnée de son conjoint et de sa fille.

Depuis ces six ans-là, on a eu au moins une quarantaine de jeunes qu’on a pu aider dans notre cheminement de vie, souligne Mme Civil.

La famille de Mme Civil a beaucoup d’amour à donner et souhaite donner au suivant. C'est ce qui explique son implication.

Selon elle, la relation entre sa famille et les jeunes qu’elle accueille est bidirectionnelle. C’est mutuel. C’est une collaboration qui fait qu’on grandit tous ensemble.

Ça nous permet de grandir en tant qu’être humain, de comprendre la tristesse, la détresse, les joies aussi. C’est un cheminement de vie qui nous permet de grandir.

Une citation de : Peggy Civil, mère de famille d'accueil

La famille de Mme Civil accueille notamment de jeunes adolescentes enceintes. Le défi est grand, mais notre amour est tellement grand qu’on est capables de le prendre, ce défi-là, relate Mme Civil.

Un « fil conducteur »

La famille agit comme un fil conducteur qui permettra aux jeunes qui la fréquentent de se réintégrer à leur milieu familial ou de devenir indépendants, explique-t-elle.

Aussitôt qu’on crée un lien au niveau humain, c’est sûr et certain qu’on s’attache.

Une citation de : Peggy Civil, mère de famille d'accueil

Qu’est-ce que ça prend pour être famille d’accueil, selon Mme Civil? Il faut avoir le coeur à la bonne place. Il faut avoir de la tendresse, une écoute active du besoin de l’autre. On est là au service de cet enfant-là qui est en difficulté. Troisièmement, il faut avoir le goût de s’impliquer, il faut avoir de l’énergie.

Avec les informations de Mathieu Nadon

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