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Réseau 5G : Huawei promet 200 emplois et une hausse des investissements au Canada

Des gens marchent devant une réclame publicitaire du 5G au Mobile World Congress de Barcelone, en février 2018.
Huawei assure qu’elle ne lâchera pas ses clients canadiens. Photo: Getty Images / Pau Barrena
Radio-Canada

Alors qu'Ottawa n'a toujours pas indiqué si Huawei Technologies allait être écarté de la course au réseau 5G au pays, le géant chinois des télécommunications promet l'ajout de 200 emplois et une augmentation de ses investissements au Canada pour 2019.

Le secteur des embauches connaîtra une hausse de 20 %, avec l'ajout de 200 nouveaux employés, a annoncé le président de l’entreprise, Liang Hua. Les investissements en recherche et en développement augmenteront pour leur part de 15 % au Canada en 2019, pour atteindre 25 millions de dollars, selon Bloomberg.

Liang Hua a également déclaré que l'entreprise s'était engagée à s'assurer que toute la propriété intellectuelle générée avec les institutions canadiennes avec lesquelles Huawei est partenaire soit conservée dans le pays dans le cadre d'arrangements qui profitent à la fois aux organisations et à Huawei.

L'entreprise, dont le siège social canadien se trouve à Markham, en Ontario, a aussi annoncé des fonds pour des projets en collaboration avec les universités de Toronto, de la Colombie-Britannique, de Waterloo et McGill.

Rappelant que Huawei a déjà investi près de 180 millions de dollars au pays en 2018, Liang Hua a fait valoir qu'il existait un moyen pour l'entreprise de faire affaire au Canada. Il a cependant reconnu que la relation entre Ottawa et Pékin n'était pas au beau fixe depuis l'arrestation de sa directrice financière à Vancouver, en décembre dernier, ce qui risque de compromettre les chances de Huawei de maintenir sa position dans le pays.

Il a toutefois assuré que son entreprise ne lâchera pas ses clients canadiens.

« Si Huawei devait être exclu du déploiement de la 5G dans le pays, il y a encore des clients qui nous choisiront. Dans ce cas, nous continuerons également à fournir des services aux clients qui nous ont choisis », a-t-il expliqué.

Le logo Huawei à l'extérieur de son installation de recherche à OttawaLe logo Huawei à l'extérieur de son installation de recherche à Ottawa. Photo : Reuters / Chris Wattie

Liang Hua espère que les décisions seront basées sur la technologie, plutôt que sur d'autres facteurs. « Nous voulons que les règles du jeu soient équitables », a-t-il plaidé.

Par autres facteurs, le président de l'entreprise évoquait l’arrestation de la directrice des finances de la compagnie, Meng Wanzhou, accusée par les autorités américaines de fraude et de violation des sanctions internationales contre l'Iran.

Huawei a aussi subi des restrictions sur sa technologie de la part de trois des alliés canadiens du renseignement Five Eyes : les États-Unis, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

Loin de se laisser décourager, Liang Hua affirme que le récent scandale n'a pas nui à la respectabilité de l'entreprise, qui a 30 contrats de 5G dans le monde.

Je ne pense pas qu'il y ait un impact négatif sur la réputation de l'entreprise, mais plutôt qu'ils viennent de nous donner une tournée de publicité gratuite dans le monde entier.

Liang Hua, président de Huawei

Certains se sont levés dernièrement pour défendre Huawei. Des partenaires en télécommunications, dont Telus Corp, estiment que si Huawei est interdite au pays, leurs réseaux sans fil 5G seraient retardés et coûteraient plus cher.

Lundi, le National Cyber Security Centre du pays a conclu qu'en agissant de façon prudente et en instaurant des garde-fous, les équipements de Huawei pouvaient être employés pour déployer des réseaux 5G, alors que les États-Unis font pression pour faire interdire l'équipementier chinois.

Lors de l'annonce de ces 200 nouveaux emplois, jeudi, le président de Huawei, qui s’est gardé de s’avancer sur les dommages qu'une interdiction pourrait causer à l'entreprise, a évoqué le cas de Meng Wanzhou.

« Je crois qu'elle est innocente et j'espère que le système judiciaire canadien pourra lui rendre justice », a-t-il dit.

Huawei emploie1100 travailleurs au Canada, dont 700 dans le domaine de la recherche et du développement.

Avec les informations de La Presse canadienne

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