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Les États-Unis annoncent le maintien de 200 soldats en Syrie

Ils circulent sur une route.
Des véhicules de l'armée américaine au nord de la ville de Manbij, dans le gouvernorat d'Alep, en Syrie, le 9 mars 2017. Photo: Reuters / Rodi Said
Agence France-Presse

Les États-Unis ont indiqué jeudi qu'ils maintiendraient finalement environ 200 soldats en Syrie, quelques semaines après l'annonce par Donald Trump du retrait des troupes américaines.

« Un petit groupe de maintien de la paix d'environ 200 soldats restera en Syrie pour un certain temps », a indiqué à l'AFP Sarah Sanders, porte-parole de l'exécutif américain, sans autres précisions.

Cette annonce est intervenue après un échange téléphonique entre Donald Trump et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.

Le départ des soldats américains de Syrie devrait intervenir dans les prochaines semaines, puisque le groupe armé État islamique est sur le point d'être vaincu dans son dernier réduit en Syrie.

« Nous avons gagné contre le groupe armé État islamique, il est temps de rentrer », avait lancé le président américain en décembre, à la stupeur des alliés des États-Unis et de certains élus de son propre camp.

« Nos garçons, nos jeunes femmes, nos hommes, ils rentrent tous, et ils rentrent tous maintenant », avait-il ajouté.

État islamique, le règne de la terreur

Les pays européens ont ouvertement critiqué cette décision américaine prise sans concertation préalable.

« Est-ce une bonne idée pour les Américains de se retirer soudainement et rapidement de Syrie », s'est interrogée la semaine dernière la chancelière allemande Angela Merkel, estimant que cela risquait de renforcer l'influence dans ce pays de la Russie et de l'Iran, l'ennemi juré de Washington.

Tout en promettant de poursuivre des opérations antiterroristes, Washington demande à ses alliés au sein de la coalition internationale anti-EI de constituer une « force d'observateurs » dans le Nord-Est syrien pour garantir la sécurité des alliés kurdes syriens, qui ont mené au sol les combats contre les djihadistes en Syrie et sont menacés par Ankara.

Les membres de la coalition, dont Paris et Berlin, ont opposé une fin de non-recevoir à la proposition américaine.

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