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Les syndicats réagissent au congédiement de Jean Hébert

La femme est debout dehors pour donner un point de presse.
Lyne Plante, présidente du syndicat des professionnels en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CISSS de l'Outaouais. Photo: Radio-Canada / Olivier Plante
Radio-Canada

À la suite du congédiement de Jean Hébert mercredi, les syndicats qui représentent les travailleurs au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais espèrent un changement de cap dans les discussions.

Tout va dépendre de la prochaine direction générale, lance Lyne Plante, la présidente du Syndicat des professionnels en soins de l’Outaouais. Selon elle, la PDG intérimaire, Josée Fillion, devra faire ses preuves, lors des discussions en cours concernant les conditions de travail.

Dans un communiqué, l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) salue cet exercice de démocratie à l’heure où on perd un peu la foi dans nos institutions et réclame un changement de cap significatif, sous le signe de la communication et du respect.

Il faut passer du mode stérile de la confrontation à celui beaucoup plus productif de l’écoute.

Andrée Poirier, représentante nationale sortante de l’APTS en Outaouais

De son côté, la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé des services sociaux de l’Outaouais (STTSSSO), Josée McMillan, trouve impressionnant que le gouvernement ait congédié Jean Hébert. Cependant, changer la tête de l'organigramme ne règlera pas tous les problèmes du CISSS de l'Outaouais, fait-elle valoir.

Mme McMillan croit plutôt qu'il faudra que le gouvernement caquiste s'attaque au sous-financement chronique pour éviter de rencontrer les mêmes problèmes, avec une nouvelle direction. S’ils veulent que ça fonctionne en Outaouais, ça prend de l’argent, résume-t-elle. Il faudra également se pencher sur la structure, qui doit être réorganisée, selon elle.

Il y a un grand ménage à faire au CISSS de l’Outaouais.

Josée McMillan, présidente Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé des services sociaux de l’Outaouais

Mme Plante abonde dans le même sens et réitère que la priorité de l’organisation devrait être le recrutement, la rétention [et de] donner des équipes stables.

Plus de jours de travail

Parmi les préoccupations des membres des syndicats : le manque de ressources et l'accessibilité aux services de proximité. Pour réduire la pression de ces enjeux, le Syndicat des professionnels en soins de l’Outaouais avait proposé 40 résolutions qui ont été balayées du revers de la main, dit Mme Plante.

Cette dernière fait référence à la possibilité d'augmenter le nombre de jours de travail par période de deux semaines, pour certains postes. En effet, certains d'entre eux prévoient 4 jours de travail sur 14 jours, nombre qui pourrait facilement être augmenté à 7, pour les employés qui le désirent.

Elle ajoute que la haute direction n'est pas toujours près de ses employés, soulignant au passage que les patrons ne sont pas toujours les mieux placés pour trouver des solutions.

Il y a plusieurs solutions qui viennent des personnes qui travaillent sur le plancher.

Lyne Plante, présidente du Syndicat des professionnels en soins de l’Outaouais

La prochaine discussion avec la direction devait avoir lieu à la fin du mois de février. Mme McMillan ne sait pas si le congédiement de M. Hébert reportera à plus tard cette rencontre et n'est pas prête à affirmer qu'il y aura un réel changement d'attitude de la part de la partie patronale. L'avenir va nous le dire, conclut-elle.

Ottawa-Gatineau

Politique provinciale