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Plus des deux tiers du personnel de soutien de la CSRS ont subi de la violence au travail

Un enfant démontrant des signes de violence à l'école.
Plus des deux tiers des employés de soutien de la CSRS ont subi des violences au travail. Photo: iStock
Radio-Canada

Après les enseignants, c'est au tour des membres du personnel de soutien de la Commission scolaire de la région de Sherbrooke (CSRS) de dénoncer la violence qu'ils subissent au travail. Plus des deux tiers de ces employés affirment avoir déjà subi des abus physiques ou verbaux.

La Fédération du personnel de soutien scolaire a sondé ses membres en juin et juillet 2018. Au total, 186 des 1900 membres de la CSRS ont répondu à l’appel.

Les résultats sont clairs : la violence est généralisée, autant chez les élèves du primaire que du secondaire.

Depuis décembre, on a reçu une centaine de formulaires pour nous expliquer que les gens reçoivent des coups de poing, des coups de pied, dans le dos, dans le ventre, des grafignes, du crachat, des menaces de mort.

Nathalie Goulet, présidente du Syndicat du personnel technique et administratif de la CSRS

Parmi ces syndiqués, on retrouve entre autres les employés en service de garde, les techniciens en éducation spécialisée, les surveillants d'élèves et les secrétaires d'écoles.

Depuis le sondage, un comité paritaire créé à la CSRS s’est réuni à deux reprises pour tenter de trouver des solutions.

La pénurie de main-d’œuvre décriée

Le Syndicat des employés manuels de soutien scolaire de la région de Sherbrooke, qui représente principalement les concierges, les ouvriers d'entretien et les métiers spécialisés, dénonce à son tour la pénurie de personnel dans les écoles.

Selon le syndicat, les salaires ne sont pas compétitifs avec le secteur privé, tout comme les conditions de travail.

C’est sûr qu’au niveau du recrutement, quelqu’un qui a sa carte de tuyauteur va préférer aller travailler au privé à 40 $ de l’heure au lieu de 20 $ de l’heure à la commission scolaire, a expliqué le président du Syndicat des employés manuels de soutien scolaire de la région de Sherbrooke, Serge Tremblay.

Pour le Syndicat du personnel de soutien, le recrutement et la rétention de la main-d’œuvre restent aussi un problème.

Dernièrement, la Commission scolaire me disait qu’elle avait engagé des centaines de personnes pour travailler comme personnel de soutien. À peine le quart est resté […] Le ratio n’est pas respecté. Ça joue beaucoup sur la sécurité des élèves.

Nathalie Goulet, présidente du Syndicat du personnel technique et administratif de la CSRS

Selon Nathalie Goulet, il n’est pas rare de voir un éducateur en service de garde s’occuper d’une trentaine d’élèves pour pallier le manque d’effectifs.

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