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Un CPE de Trois-Rivières préoccupé par la maternelle 4 ans

Trois enfants sont assis à la table et dinent.
Des enfants du CEP Le cheval sautoir. Photo: Radio-Canada
Marie-Pier Bouchard

Situé au centre-ville de Trois-Rivières, entouré de quatre écoles primaires défavorisées à moins de deux kilomètres, Le Cheval Sautoir se sent plus vulnérable que les autres CPE face au projet de déploiement de la maternelle 4 ans. La directrice espère une plus grande écoute du gouvernement de François Legault.

La  directrice générale du CPE Le cheval sautoir, Nathalie Hébert.La directrice générale du CPE Le cheval sautoir, Nathalie Hébert, se dit inquiète. Photo : Radio-Canada

Cette année, sept enfants ont quitté Le Cheval Sautoir pour intégrer la nouvelle classe de maternelle 4 ans de l’école Saint-Paul.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les places laissées vacantes auraient été difficiles à combler, selon la directrice générale du CPE, Nathalie Hébert.

L’ouverture de 18 nouvelles classes de maternelle 4 ans dès la prochaine année scolaire à la Commission scolaire du Chemin-du-Roy inquiète donc Mme Hébert.

Où vont-ils aller chercher les enfants pour combler les classes?

Nathalie Hébert, directrice générale, CPE Le Cheval Sautoir
Une carte qui indique l'emplacement du CPE Cheval sautoir.Le CPE Le cheval sautoir se trouve au centre-ville de Trois-Rivières. Photo : Radio-Canada

On ne connaît pas encore le plan de déploiement exact pour les 18 classes, mais avec une installation située dans un milieu défavorisé et plusieurs écoles primaires à proximité, Nathalie Hébert est préoccupée.

Est-ce qu'on fait un bon choix de société d'envoyer nos enfants si rapidement dans un réseau scolarisant?, se demande-t-elle également.

Jeudi, Nathalie Hébert a reçu la visite d’une représentante du député de Trois-Rivières, Jean Boulet, à qui elle a pu faire part de ses préoccupations.

Elle espère une meilleure écoute du gouvernement de François Legault.

Qu’il vienne nous écouter pour qu'on puisse vraiment travailler en complémentarité et non en détruisant un service plutôt qu'un autre, réclame Nathalie Hébert. Pour que les familles et les enfants aient le meilleur service possible.

Des questions légitimes

Il y a encore beaucoup trop de questions sans réponse dans ce dossier, selon la professeure au département de psychoéducation de l'UQTR et titulaire de la Chaire Unesco sur le dépistage et l'évaluation des jeunes enfants, Carmen Dionne.

Carmen DionneLa professeure au département de psychoéducation de l'UQTR et titulaire de la Chaire Unesco sur le dépistage et l'évaluation des jeunes enfants, Carmen Dionne Photo : Radio-Canada

Bien qu’elle salue la volonté du gouvernement de se préoccuper du sort des enfants, la professeure Dionne considère que le questionnement des CPE est légitime.

Une vision plus globale est nécessaire, selon Carmen Dionne, pour le déploiement du projet de la maternelle 4 ans.

Il serait intéressant de faire un pas de côté pour regarder les arrimages possibles entre la maternelle 4 ans et le réseau des services de garde à l'enfance. Personne n’a rien à gagner avec ces divisions dans les réseaux qui ont tous à coeur le bien être des enfants , explique-t-elle.

Invitée à commenter, la Commission scolaire du Chemin-du-Roy a répondu par courriel qu’elle met en place les services de maternelle 4 ans selon la volonté du ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur en tenant compte des particularités de la population et du territoire.

Mauricie et Centre du Québec

Éducation préscolaire