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Une exposition met en lumière des survivantes du cancer du col de l'utérus

Des photos en noir et blanc de femmes encadrées sont accrochées au mur d'un hôpital.
Mia Régaudie (à droite), de Rouyn-Noranda, fait partie des survivantes de l'exposition Et pourtant... Photo: Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard
Émilie Parent Bouchard

L'hôpital de Rouyn-Noranda accueille présentement l'exposition de photos Et pourtant, qui vise à sensibiliser la population au cancer du col de l'utérus ainsi qu'à soutenir la recherche.

On y présente le portrait de 12 femmes qui ont combattu cette maladie, qui frappe environ 1500 Canadiennes par année, et qui cause le décès de près du tiers d'entre elles.

Diagnostiquée d'un cancer du col à l'âge de 33 ans, la Rouynorandienne Mia Regaudie est l'un des visages de cette pathologie.

Elle a été choisie pour participer à ce projet mené par l'équipe de gynécologie-oncologie du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM), où elle a reçu des traitements de radiothérapie et de chimiothérapie.

Quand on apprend qu'on a un cancer, notre vie s'arrête, on perd tous nos repères. L'idée du projet de photos, c'était d'avoir 12 femmes de différents âges et de les photographier [...] et d'avoir 12 visages pour pouvoir faire un calendrier et faire de la sensibilisation par rapport au cancer du col. L'objectif de ce mouvement-là, qui s'appelle Et pourtant, c'était d'amasser 12 000 $. C'est un petit montant, mais ça aide à la recherche. Donc, n'importe qui qui veut donner à la cause, il existe le site internet etpourtant.org.

Une capture d'écran d'un site web montre des photos de femmes avec le titre Et pourtant.Le site web de l'exposition Et pourtant... Photo : Capture d'écran

L'obstétricienne-gynécologue de Rouyn-Noranda Nathalie East salue cette initiative.

Elle indique que la seule façon de dépister le cancer du col est par l'examen du col de l'utérus, communément appelé le « pap test ».

Elle ajoute que la majorité des cancers du col sont causés par le virus du papillome humain, le VPH, transmis lors des relations sexuelles.

Une femme attend de passer une analyse cytologique.Une femme attend de passer une analyse cytologique. Photo : iStock / Pamela Moore

La vaccination est donc un moyen de se prémunir contre cette pathologie.

Le vaccin contre le VPH est maintenant administré aux garçons et aux filles en 4e année au primaire. Et c'est un moyen qui a été reconnu efficace pour prévenir les lésions cancéreuses au niveau du col, mais aussi au niveau d'autres sites anatomiques, par exemple dans l'oropharynx où on pourrait avoir des cancers de la gorge associés au VPH, aussi au niveau de l'anus et aussi les condylomes.

Dre East rappelle qu'une journée de dépistage est organisée chaque année à l'occasion de la semaine de sensibilisation au cancer du col, au mois d'octobre.

Après son passage à Rouyn-Noranda, l'exposition Et pourtant devrait être installée au centre hospitalier d'Amos.

Abitibi–Témiscamingue

Cancer