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Une cérémonie bilingue en l'honneur d'une quarantaine de nouveaux citoyens canadiens

Un homme plaide sous serment avec sa main droite levée et les yeux fermés lors d'une cérémonie de citoyenneté bilingue.
Pierrot Oulumba, nouveau citoyen canadien en date du 21 février 2019. À sa gauche se trouvent sa femme et un autre membre de sa famille. Photo: Radio-Canada / Floriane Bonneville
Radio-Canada

Quarante et une personnes natives de 16 pays différents sont devenues citoyens canadiens jeudi à Windsor. La cérémonie était présidée par la juge de citoyenneté manitobaine Suzanne Carrière.

C’est une grande fierté pour moi de devenir aujourd’hui citoyenne canadienne, le chemin a été long, mais c’est fait, je suis contente et fière, raconte Golofoungognon Silue, une femme originaire de la Côte d’Ivoire.

Mme Silue est d’abord venue au Canada en 2014 en tant que résidente permanente. Elle a vécu au Québec et s’est dirigée vers l’Ontario par la suite avec ses trois enfants.

Une femme souriante pose devant la caméra avec ses trois enfants.Golofoungognon Silue , nouvelle citoyenne canadienne en date du 21 février 2019, avec ses trois enfants. Photo : Radio-Canada / Floriane Bonneville

Être canadienne, c’est un plus et une richesse énorme pour moi, c’est un beau pays… ça vaut le coup d’essayer l’aventure.

Golofoungognon Silue, résidente du Canada

Il lui a fallu un an pour compléter le processus afin de devenir citoyenne. Mon projet maintenant, c’est de m’installer, de m’intégrer, dit-elle.

Si Mme Silue s’est dite émue par la cérémonie, la juge Carrière l’était tout autant. Avec un trémolo dans la voix, celle qui est la première Métisse jamais nommée juge de la citoyenneté a annoncé à toutes les personnes présentes qu’ils étaient finalement citoyens canadiens.

Vous avez travaillé dur pour être ici, dit-elle, moi, je n’ai le mérite que d’être née ici.

Devenir Canadien est très spécial et cela vient avec beaucoup de responsabilités, comme aller voter, s’impliquer dans sa communauté, obéir à la loi.

Suzanne Carrière, juge de citoyenneté du Canada

Pour Me Carrière, chacune de ces cérémonies est particulière : Être là et pouvoir regarder tous les visages qui me font face et pouvoir voir leur émotion, je comprends que c’est une journée spéciale pour eux..

Être une vraie citoyenne canadienne

C’est un jour historique pour moi [...] ce sont de nouvelles opportunités qui s’ouvrent, un rêve qui devient réalité en fait, affirme Édithe Fotso, originaire du Cameroun.

une femme regarde la caméra, elle porte une robe bleue, rouge et blanche à motif : elle se tient dans une salle où se trouvent plein d'autres personnes. Édithe Fotso, nouvelle vitoyenne canadienne en date du 21 février 2019. Photo : Radio-Canada / Floriane Bonneville

Mme Fotso est arrivée au Canada il y a environ 10 ans en tant que touriste et ensuite comme étudiante internationale. La Camerounaise et maintenant Canadienne est enseignante dans une école anglophone.

Ça a été un long chemin, je peux maintenant voter, je suis capable de dire que je suis Canadienne et je veux faire le tour du monde pour promouvoir la culture.

Édithe Fotso, résidente canadienne

Le bonheur de Mme Fotso est visiblement partagé par Pierrot Oulumba, un homme qui a quitté la République Démocratique du Congo il y a trois ans et neuf mois pour venir rejoindre sa femme.

C’est une grande joie de devenir Canadien, je ne l’imaginais pas, dit-il avant d’ajouter que cela fait plusieurs années qu’il y pense.

Pour lui, sa nouvelle citoyenneté est synonyme de privilèges.

Manque de juges de citoyenneté francophones en Ontario

Une juge se tient à côté d'un agent de la Gendarmerie royale du Canada et serre la main d'un homme, elle sourie. La juge Suzanne Carrière en train de serrer la main d'un nouveau citoyen canadien Photo : Radio-Canada / Floriane Bonneville

La juge Suzanne Carrière explique qu’elle est venue de Winnipeg à Windsor spécialement pour cette cérémonie de citoyenneté bilingue.

Il n’y a pas de juge bilingue ici [en Ontario], il n’y a que 10 juges de citoyenneté dans le pays, et puis quatre en Ontario, qui sont [dans la région] de Toronto, mais ils ne sont pas bilingues.

Suzanne Carrière, juge de citoyenneté du Canada

La juge Carrière, dont le français est la langue maternelle, se rend parfois à Thunder Bay car la ville est plus près du Manitoba que de Toronto.

La juge a présidé environ 80 cérémonies et seulement cinq ou six d’entre elles étaient bilingues.

Lorsque nous avons des candidats francophones, on essaie de tous les mettre ensemble, dit-elle.

Pour moi, cela n’arrive pas souvent, mais les juges qui sont basés à Montréal, c’est ce qu’ils font tout le temps, explique Me Carrière.

Selon elle, environ la moitié des juges de citoyenneté au Canada parlent français. Elle donne l’exemple d'Ottawa, où il pourrait y avoir plus d’immigrants francophones, mais ce serait plutôt des juges qui viennent de Montréal pour faire ces cérémonies.

Windsor

Services aux citoyens