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Luc Lussier accroche ses ciseaux après 42 ans de métier

Luc Lussier devant un mur de pierre avec une brosse dans les mains.
Luc Lussier prend sa retraite de la coiffure après 42 ans de métier. Photo: Radio-Canada / Rosalie Dumais-Beaulieu
Radio-Canada

Le coiffeur au salon Tête à Tête de Chicoutimi, Luc Lussier, prend sa retraite après 42 ans de métier. Le manque de relève inquiète le vétéran de la coiffure, qui constate que la profession a bien changé en quatre décennies.

J'ai été très heureux pendant 42 ans. Ce n'est pas le plus vieux métier du monde, mais c'est le plus beau métier du monde, lance Luc Lussier.

Le coiffeur accrochera séchoir et brosse vendredi. Au cours de sa carrière, il a vu apparaître le fer plat, a vu passer les permanentes et les coupes Longueuil, a installé des bigoudis, fait des balayages et effilé des pointes. Bref, le cheveu n'a plus aucun secret pour lui.

Les clientes qui venaient chaque semaine, il y en avait plusieurs. C'était la mode. Les madames ne se coiffaient pas. Tu avais 50 clients et tu étais occupé, mais, aujourd'hui, les jeunes vont chez le coiffeur deux ou trois fois par année. Ils ont les cheveux longs. Les coupes, c'est moins important. Ce qui compte, c’est la couleur, remarque Luc Lussier

La coiffure est devenue un métier plus difficile et c’est pour cette raison, croit Luc Lussier, que les jeunes ne restent pas longtemps.

Le salon Tête à Tête, où travaille Luc Lussier, fermera après son départ. Il s’agira d’un deuil pour les clientes du coiffeur, dont certaines qui lui sont fidèles depuis 35 ans.

Le défi de recruter

Le recrutement de nouvelles coiffeuses demeure un défi.

C’est plus difficile d'avoir de gros salons parce que les jeunes qui commencent n'ont pas de clientèle et n’ont pas les moyens de payer leur location de chaise. On est tous de petits compétiteurs à l'intérieur du salon.

Luc Lussier, coiffeur

Au Centre de formation professionnelle L'Oasis, à Chicoutimi, quatre nouveaux cours sont mis sur pied pour diversifier la formation. L'étude des cheveux, la pose de rallonges ou de prothèses capillaires en sont quelques exemples. Le tout peut se faire en alternance travail-études pour pourvoir aux besoins des employeurs.

Si l'élève veut travailler dans le domaine de la coiffure, les salons en cherchent beaucoup. Ce qui est agréable, maintenant, c'est que l'élève va venir à l’école cinq heures et va aller sur le marché du travail. Ça donne encore plus de disponibilités, met en relief l’enseignante en coiffure, Isabelle Parent.

Dès le mois de mars, les cours seront 50 % moins chers à L’Oasis. Quant à Luc Lussier, qui en est à ses derniers coups de ciseaux, il espère le meilleur pour l'avenir de sa profession.

D'après le reportage de Rosalie Dumais-Beaulieu

Saguenay–Lac-St-Jean

Éducation