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  • Archives
  • Des cordonniers bien chaussés

    Façade de la cordonnerie de quartier St-Marc, à Montréal.

    Depuis plusieurs années, les cordonneries au Québec manquent de relève.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Avez-vous un bon cordonnier? Prenez-en bien soin, car c'est un métier en voie de disparition. De nos archives, suivez le cours de la profession en trois portraits tirés des années 80, 90 et 2000.

    Le cordonnier philosophe

    À l’émission Simplement la vie du 18 novembre 1995, le cordonnier Jacques Parent exprime ses réflexions sur un métier dont il apprécie tous les aspects.

    C'est un métier qui met tout en marche. Qui met ta force physique, ton habileté, qui met ton cerveau en marche pour corriger les erreurs que les autres ont faites en le fabriquant.

    Le cordonnier Jacques Parent

    Simplement la vie, 18 novembre 1995

    Tout en réparant une semelle, il raconte son quotidien à la Cordonnerie St-Marc. Les clients qui passent et les petits cadeaux qu’il reçoit parfois d’eux. Il affirme affectionner particulièrement ce contact humain.

    Le cordonnier Jacques Parent constate que bien des gens ne sont pas heureux dans leur travail. Lui apprécie son autonomie, sa liberté dans son métier. Il se réalise en l’exerçant.

    C'est peut-être forçant, c'est pas toujours facile, mais c'est bon d'avoir un travail qui te permet d'évoluer et de te réaliser.

    Le cordonnier Jacques Parent

    Le cordonnier mentor

    Au jour le jour, 15 avril 1983

    Il est difficile de trouver un bon cordonnier parce que c’est un métier qui devient de plus en plus rare.

    L’animatrice Ghislaine Paradis

    Voici de quelle façon le métier de cordonnier est présenté le 15 avril 1983, à l’émission Au jour le jour.

    La journaliste Nicole Gravel va à la rencontre du cordonnier Anicet Gauthier. Sa fille Manon, âgée de 27 ans, marche dans ses pas.

    Les deux donnent quelques trucs pour bien choisir et entretenir un soulier ou une botte.

    Anicet Gauthier conseille d’être attentif à la finition de la chaussure, gage de sa qualité, qu’on ne devrait d’ailleurs pas payer en bas de 75 $.

    Le meilleur soulier, c’est le soulier anglais.

    Le cordonnier Anicet Gauthier

    La cordonnière Manon Gauthier insiste sur sa part sur l’importance de bien cirer ses chaussures et de « voir à nos talons et semelles pour les changer à temps ».

    La cordonnerie des Gauthier est surtout fréquentée par des femmes, car, selon Anicet Gauthier, les souliers sont de moindre qualité pour les victimes de la mode!

    Le cordonnier enthousiaste

    Ça vaut le détour, 9 avril 2005

    À 25 ans, Frédéric Lavoie est cordonnier et fier de l'être. L’animateur Christian Milette dresse son portrait à l’émission Ça vaut le détour du 9 avril 2005.

    Le cordonnier diplômé en bonne et due forme exerce son métier depuis six ans.

    Lorsqu’il a acquis la cordonnerie du quartier Montcalm, à Québec, il a dû gagner la confiance de la clientèle, d’abord surprise par son jeune âge. La cordonnerie du quartier, dont il est le troisième propriétaire, existe depuis 50 ans.

    Lui est bien content de prendre la relève. Il a beaucoup de respect pour ses prédécesseurs et pour sa collègue Denise, « achetée avec la shop »!

    Frédéric Lavoie a son métier dans la peau. Il confie d’ailleurs regarder systématiquement les chaussures des gens lorsqu’il marche dans la rue.

    Un psychanalyste va nous analyser quand on va lui parler. Moi, je regarde les souliers. Faites attention!

    Le cordonnier Frédéric Lavoie

    Au Québec, le jeune cordonnier fait sans doute partie de la dernière vague de diplômés en cordonnerie. Faute d’inscriptions, le programme d’études professionnelles dans ce domaine a été aboli en 2011.

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