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L’Alberta resserre l'encadrement des radars photo

Un radars photo sur pied.
Les radars photo peuvent être fixes ou mobiles. Le radar prend un cliché du numéro d'immatriculation de l'automobiliste contrevenant et l'amende lui est envoyée par la poste. Photo: Getty Images / (Philippe Huguen/Getty Images)
Radio-Canada

Le ministre albertain des Transports, Brian Mason, ne le cache pas. Les radars photo dans la province sont un peu trop utilisés comme « des vaches à lait ». Pour garantir qu'ils servent davantage à des fins de sécurité routière, il a annoncé, jeudi, des modifications au guide encadrant leur utilisation.

Dès l’an prochain, les radars photo seront interdits dans la zone adjacente à un changement de limite de vitesse sur l’autoroute. De même, une route à plusieurs voies et à haute vitesse ne constituera plus, à elle seule, un emplacement de choix pour installer un radar. D'autres critères devront s'appliquer pour en justifier la mise en place, comme le nombre élevé de collisions.

Désormais, les municipalités auront l’obligation de mieux s’expliquer. Elles devront justifier leur choix d’emplacement de nouveaux radars sur leur site web et devront également démontrer chaque année leur effet positif sur la sécurité routière.

Cette annonce fait suite à la publication d’un rapport indépendant sur l’utilisation des radars photographiques dans la province. Le rapport confirme leur efficacité, quoique limitée, sur la réduction du nombre de collisions graves dans la dernière décennie, mais soutient que leur utilisation « n’optimise généralement pas la sécurité routière ».

C’est aussi ce que croient une majorité d’Albertains qui ne voient les radars que comme une source de revenus pour l’État, selon le même rapport.

Pour les automobilistes, les modifications annoncées aujourd’hui ne changeront absolument rien pour au moins un an, un délai nécessaire pour tenir des consultations avec les municipalités et les services de police, explique M. Mason. De son propre aveu, ce dossier est « l’un des plus complexes techniquement et politiquement » qu’il a dû gérer comme ministre.

En Alberta, 27 municipalités utilisent actuellement les radars photographiques.

Alberta

Prévention et sécurité