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Une commerçante de Vancouver critique les nouvelles règles pour les produits comestibles de marijuana

Des biscuits posés sur une table en bois, entourés de cannabis séché et de feuilles de cannabis.

Les biscuits au cannabis font partie des produits dont le gouvernement fédéral a promis d'encadrer la vente d'ici octobre 2019.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les nouvelles réglementations proposées par Santé Canada pour la vente de produits comestibles de cannabis encourageront le suremballage, donneront des produits sans saveur et pousseront les gens à s'alimenter sur le marché noir, selon la propriétaire d'un comptoir de vente de cannabis de Vancouver.

La propriétaire du comptoir de vente de marijuana Buddha Barn, à Vancouver, Jessika Villano, espère que son opinion sera prise en compte par le gouvernement dans le cadre de consultations organisées par Santé Canada.

« J’ai l’impression que personne ne m’écoute », déplore Mme Villano.

Le ministère révise désormais les réponses obtenues lors des consultations qui se sont déroulées sur une période de 60 jours et qui ont pris fin mercredi.

Quand le Canada a légalisé le cannabis en octobre dernier, seuls le cannabis séché ou l’huile, ainsi que les plantes et les graines étaient légalisés. La vente légale des produits comestibles de marijuana sera permise, au plus tard le 17 octobre 2019, selon Santé Canada.

Inquiétudes quant aux propositions

Jessika Villano n’est pas satisfaite de plusieurs éléments que propose le gouvernement. Santé Canada veut fixer à 10 mg la limite stricte de THC, l’élément psychoactif du cannabis, qu’un emballage de produit comestible pourrait contenir. Chacune de ces portions de 10 mg devra également être emballée individuellement.

Ces règles sont plus strictes que celles imposées dans les États du Colorado et de Washington, où il est permis d’avoir dans un même emballage plusieurs portions, comme une barre de chocolat, où chaque portion de 10 mg est clairement délimitée par un carré.

« J’ai l’impression que Santé Canada est en train de créer un cauchemar environnemental », affirme Jessika Villano.

Les consommateurs de longue date qui prennent du cannabis pour lutter contre la douleur, le stress ou les nausées utilisent des doses beaucoup plus élevées.

Certains patients atteints de cancer consomment jusqu'à 650 milligrammes par dose, rappelle Mme Villano. La réglementation interdirait les produits à plus forte dose, et tout produit de remplacement serait incroyablement coûteux, selon elle.

La réglementation indique que les produits ne doivent pas séduire les jeunes et que les emballages ne peuvent pas faire la promotion de saveurs de confiserie. Les produits comestibles de marijuana ne doivent pas non plus « encourager la surconsommation »,

Bien qu’aucune règle n’interdise explicitement les ingrédients sucrés, Mme Villano s'inquiète que les restrictions ne fassent en sorte que les brownies, les biscuits et les bonbons seront interdits.

« Ils veulent qu’on vende du sable, proteste-t-elle. Je pense que beaucoup d'adultes aimeraient avoir du sucre de cannabis dans leur thé. »

Santé Canada n'a pas été en mesure de fournir une réponse aux commentaires de Mme Villano avant la publication de ce texte.

Selon des informations de Laura Kane, CBC News

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